L’Actu – Février 2025

Ce début d’année est marqué par l’arrivée d’une nouvelle directrice à l’INSA Toulouse. Alexandra Bertron porte des idées innovantes et une ligne de conduite forte : s’appuyer sur l’intelligence collective. La fin de l’année 2024 a quant à elle vu la mise à l’honneur de grands projets, comme l’amorçage du schéma directeur de la vie étudiante ou l’achèvement, positif, des travaux menés pour Notre-Dame. Une année riche en annonce une autre : qu’elle le soit pour chaque membre de la communauté.
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ALEXANDRA BERTRON, REGARDER ENSEMBLE DANS LA MÊME DIRECTION

 

Transversalité, ouverture à l’international, renforcement des relations contractuelles avec le milieu socio-économique, de la politique DDRSE et de l’implication de la communauté dans les évolutions à venir : femme engagée, la nouvelle directrice de l’INSA Toulouse, Alexandra Bertron, porte des orientations fortes, dans la lignée des travaux qu’avait menés son prédécesseur, Bertrand Raquet. Les premières actions de son programme devraient être mises en place dès ce premier semestre 2025.

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L’AMÉLIORATION DE LA VIE ÉTUDIANTE
PENSÉE PAR ET POUR LES ÉTUDIANTS

Adopté par les conseils centraux en juin 2024, le nouveau schéma directeur de la vie étudiante voit d’ores et déjà ses premières actions mises en place, notamment pour favoriser l’intégration, la réussite et le bien-être des étudiants. Les étudiants ont été consultés et ont participé à son élaboration, afin que ce schéma réponde à leurs besoins et à leurs attentes.

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NOTRE-DAME 5 ANS APRÈS :
QUEL BILAN SCIENTIFIQUE ?

Notre-Dame a rouvert ses portes, et les chercheurs du LMDC impliqués dans les projets scientifiques en appui de la rénovation dressent un bilan positif de leurs travaux. Ils ont dégagé de nouvelles connaissances qui alimenteront d’autres recherches, tout en préfigurant de nouveaux outils qui pourront servir à préserver le patrimoine ancien. Des avancées inspirantes aussi pour les constructions neuves.

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À LA CONQUÊTE DE L’ESPACE

L’INSA Toulouse propose désormais à ses étudiants de suivre un parcours spatial. Optionnel et à suivre sur les 5 ans du cursus d’ingénieur, il répond à la fois à une forte demande des industriels, qui cherchent à recruter des ingénieurs et des techniciens dans les filières du spatial, mais aussi des étudiants, qui pourront désormais afficher cette coloration de leur parcours dans leurs CV.

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VERS DE LA MAINTENANCE PRÉDICTIVE
POUR LES OUVRAGES D’ART

Une équipe du LMDC cherche à mettre au point un outil numérique qui permettra de passer d’une maintenance corrective à une maintenance prédictive pour les ouvrages. Un démonstrateur suivra la « vie » d’un ouvrage d’art en béton du métro toulousain et les informations collectées nourriront des modèles, puis un jumeau numérique qui permettra de prédire son comportement dans le temps.

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Audrey nizery

Son parcours a de la saveur. En 5 ans, Audrey Nizery a eu l’occasion de s’ouvrir sur différentes disciplines et spécialités, sur la vie associative et sportive, tout en se découvrant des qualités intrinsèques qui ont assis sa confiance. Cela a été aussi l’occasion de mettre en avant sa passion, la pâtisserie et de remporter le premier concours de cuisine organisé par le CROUS Toulouse-Occitanie.

Directrice de publication : Alexandra Bertron
Rédaction : Camille Pons
Comité de rédaction, réalisation : service communication

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J'ai toujours été passionné par les avions. 

Après une rentrée en classe préparatoire, il réalise rapidement que ce modèle ne lui correspond pas pleinement. Il trouve alors à l'INSA un équilibre entre exigence académique et ouverture à d'autres centres d'intérêt.

J'aimais aussi lire, sortir, avoir une vie en dehors des études. 

Le choix du génie électrique s'impose ensuite naturellement. Pour celui qui rêve d'aéronautique, cette spécialité représente alors « le centre nerveux des avions ».

 

De la technologie au collectif

Diplômé, après des stages à Motorola, Jean-Marie Garigue rejoint Alcatel, où il travaille sur des systèmes de traitement du signal et de l'image pour satellites. Guidé par son goût pour les technologies, il poursuit ensuite son parcours chez Alcatel puis Thales, dans des domaines aussi variés que les radars, la cybersécurité, la navigation, l'observation optique ou les télécommunications spatiales.

Au fil des années, se renforce cette idée que la performance technique seule ne suffit pas.

La performance technique a besoin de la performance collective pour conserver une longueur d'avance. 

Cette conviction l'amène vers le management de projets puis vers des fonctions de direction. Dans une famille d'enseignants où l'accomplissement collectif comptait davantage que les titres, il voit dans ces responsabilités une occasion d'agir sur la transformation des organisations, leur compétitivité et leur avenir.

Ces responsabilités nourrissent également chez lui un véritable sens entrepreneurial. Au fil de sa carrière, il a vu des entreprises prospérer, se transformer ou parfois disparaître faute d'avoir su anticiper les évolutions de leur marché. Pour lui, l'ingénieur a donc aussi un rôle à jouer dans la capacité des organisations à innover, à se réinventer et à préparer l'avenir.

Après plus de vingt ans chez Thales Alésia Space, il choisit de découvrir un nouvel univers en rejoignant la division avionique de Thales, en tant que responsable de l’ingénierie des équipements, avant d'intégrer Airbus en 2020. Une étape importante pour celui qui se dit particulièrement attaché à la dimension européenne du groupe et à son ancrage territorial.

Diversité, ouverture et sens pratique

Malgré un parcours qui l'a conduit vers de hautes responsabilités industrielles, Jean-Marie Garigue reste profondément attaché au modèle de formation de l'INSA. Il en retient d'abord la diversité. « J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir l'international, à côtoyer des étudiants tunisiens, norvégiens et bien d'autres. Cela ouvre les horizons. »

Cette expérience lui paraît aujourd'hui essentielle dans des entreprises mondiales comme Airbus, où la diversité des parcours nourrit la qualité des décisions.
Il souligne également la force du modèle des sciences appliquées. Les travaux pratiques, les projets et le contact avec le terrain développent un sens concret de la résolution de problèmes qu'il continue de valoriser chez les jeunes ingénieurs.
Mais, à ses yeux, l'INSA forme surtout des ingénieurs capables d'aller au-delà de la technique.

Comprendre le monde pour agir

Jean-Marie Garigue insiste sur l'importance des humanités dans la formation. Elles développent la capacité à analyser, argumenter et dialoguer avec des acteurs très différents. « Les ingénieurs doivent être capables de s'intégrer dans leur environnement et de comprendre le monde dans lequel ils agissent. »

Lecteur d'histoire des sciences et de conquête spatiale, il considère qu'aucune innovation ne peut être pensée indépendamment de son contexte économique, social, environnemental ou géopolitique. Cette compréhension des écosystèmes est devenue selon lui une compétence essentielle. Les entreprises, les technologies et les territoires n'évoluent jamais isolément ; leur performance dépend de leur capacité à interagir avec leur environnement et à aller chercher de l'intelligence à l'extérieur.

Très attaché à sa région d'origine, le Lot, il y voit également une manière de rester connecté aux réalités humaines qui doivent entourer l'innovation.

À cela s'ajoutent d'autres marqueurs du modèle INSA auxquels il reste très attaché : les activités associatives et la pratique sportive obligatoire. « Le sport, la culture, les passions personnelles participent aussi à la formation de l'ingénieur et du développement de sa curiosité. Les entreprises ont besoin de profils ouverts sur le monde, pas seulement de spécialistes enfermés dans leur domaine. »

Former les ingénieurs de demain

Face aux défis contemporains, Jean-Marie Garigue estime que le rôle de l'ingénieur est particulièrement stratégique. Transition climatique, intelligence artificielle, souveraineté technologique ou tensions géopolitiques imposent une approche toujours plus globale des problèmes.

Les compétences scientifiques demeurent fondamentales, mais elles doivent désormais s'accompagner d'autres qualités : apprendre en permanence, exercer son esprit critique, comprendre des écosystèmes complexes et fédérer des équipes.
« Le rôle de l'ingénieur se déplace progressivement de la technique pure vers la capacité à agréger des savoirs, interagir avec différents acteurs et construire une vision. »

Des premiers satellites aux systèmes spatiaux d'Airbus, son parcours illustre une conviction forgée au fil des années : les ingénieurs de demain devront maîtriser les technologies autant que les écosystèmes dans lesquels ils évoluent.

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