BIOVAL est un projet européen qui vise à créer, développer et déployer à grande échelle une bioraffinerie circulaire intégrée, axée sur l’énergie, avec un taux de déchets et d’émissions de carbone quasi nul. Elle repose sur un concept multi-matières premières, permettant la valorisation des émissions de CO2 biogénique et des déchets de biomasse.
L’Union Européenne vise à réduire la demande énergétique globale et à fournir de l’énergie de manière neutre pour le climat. Pour ce faire, l’énergie doit être durable, rentable et sûre, grâce à la promotion des technologies innovantes. Dans ce contexte, l’UE décrit son orientation stratégique clé C : « Faire de l’Europe la première économie circulaire, neutre pour le climat et durable, grâce à la transformation de ses systèmes de mobilité, d’énergie, de construction et de production ». Il est donc impératif de développer de nouvelles technologies énergétiques circulaires, respectueuses de l’environnement, abordables, sûres et socialement positives. D’ici 2030, l’UE ambitionne d’atteindre une part de 40 à 45 % d’énergies renouvelables dont 2,2 % de biocarburants avancés, et d’être neutre pour le climat en 2050. BIOVAL est une action de 36 mois qui vise à créer, développer et déployer à grande échelle une bioraffinerie circulaire intégrée, axée sur l’énergie, avec un niveau de déchets et d’émissions de carbone quasi nul. Elle repose sur un concept multi-matières premières, permettant la valorisation des émissions de CO2 biogénique et des déchets de biomasse. La bioraffinerie vise également une exploitation multiproduits grâce à la production faisable et durable de biocarburants (huile végétale hydrotraitée à base d’algues avancées, bio-H2, biogaz/méthane et Isopropanol) et de bioproduits à haute valeur ajoutée comme les pigments (par exemple, l’astaxanthine), en utilisant la fermentation gazeuse bactérienne et les microalgues comme technologies clés dans une approche en cascade/parallèle. La bioraffinerie sera conçue selon un concept circulaire afin de maximiser l’intégration énergétique et massique, visant une production zéro déchet/émissions de carbone et des besoins énergétiques minimaux. À cette fin, les outils informatiques seront des méthodologies importantes pour soutenir la conception, la modélisation, l’optimisation et la mise à l’échelle des bioprocédés. Le procédé sera évalué en termes d’impact environnemental, technico-économique et social, en tenant compte également des niveaux régional/local. Les biocarburants produits seront comparés aux biocarburants existants afin de viser une alternative compétitive. Les technologies clés seront mises à l’échelle et validées dans des environnements pertinents (TRL5).













