Justine BEAU
Un parcours de « bon » sens
Étudiante en 4e année, Justine Beau a bâti son parcours en cherchant à donner du sens à tous ses choix : pour son orientation, sa spécialisation, ses engagements, ses loisirs… Aujourd’hui, ce qu’elle aime particulièrement, c’est donner de son temps pour les autres. Un temps pour apprendre, mais aussi pour grandir.
L’INSA Toulouse, qu’elle avait d’abord choisi pour la possibilité de se pré-spécialiser dès la 2e année, lui offre un environnement propice à cela. La jeune femme y coordonne les tuteurs engagés dans le programme Égalité des chances Ô Talents.
L’INSA Toulouse constituait une opportunité en termes de proximité pour cette étudiante originaire de Léguevin et scolarisée au lycée international de Colomiers. Mais c’est surtout une spécificité offerte par l’école qui a décidé Justine Beau à rallier l’INSA Toulouse : celle de pouvoir se pré-spécialiser dès la 2e année du cursus. Une différence notable au regard des autres contenus proposés en prépas classiques ou en prépas dites « intégrées ».
La voie de formation en elle-même, elle l’a choisie grâce « à un professeur de technologie du collège qui était incroyable ». Justine confie avoir « toujours aimé bricoler », mais ce sont ces cours, dit-elle, qui lui ont fait vraiment toucher du doigt « la dimension professionnelle de la technologie ».
On y apprend à comprendre les principes et les solutions techniques sur lesquels se fondent les objets et systèmes techniques qui façonnent notre environnement. La jeune femme intégrait donc l’INSA Toulouse en 2022, juste après avoir obtenu son bac scientifique. Et en 2e année, elle se pré-spécialisait en MIC (modélisation, informatique et communication), après s’être découvert, également au collège, un intérêt pour le traitement de l’information et l’ingénierie logicielle et matérielle. L’ancienne lycéenne y avait eu en effet l’occasion de développer un jeu via le langage de programmation Scratch, et de participer à un concours de robots inter-établissements.
Investie dans des programmes qui ont « du sens »…
Des choix d’orientation qu’elle ne regrette pas, tout comme les autres formes d’épanouissement – et d’apprentissage – qu’elle a pu trouver ici aussi, en s’investissant dans la vie associative de l’école et du campus, une appétence qui n’est pas nouvelle non plus. « J’ai toujours participé à des activités associatives en parallèle des cours : au club de robots, au club de théâtre, à l’organisation du loto annuel et j’ai aussi été élue au conseil municipal des jeunes de ma commune pendant plusieurs années », raconte la jeune femme, qui a aussi été sportive de haut niveau en roller derby.
C’est dès la 2e année de son cursus qu’elle a pratiqué diverses activités : d’abord en se produisant – en dansant – lors de l’événement annuel des Enfoiros, puis en s’investissant dans un projet de solidarité internationale porté par le Pôle Humanitaire. Ce projet visait à pérenniser l’existence d’un orphelinat au Pérou en identifiant des ressources qui lui permettraient de s’auto-financer. Avec une dizaine d’autres étudiants, Justine s’attellera donc, durant l’été 2024, à réhabiliter des chambres louées à des visiteurs de l’hôpital de proximité, afin de permettre à la structure d’augmenter son revenu locatif et de subvenir ainsi à ses besoins en eau et en électricité. « Je me suis lancée un peu par hasard dans ce projet car j’avais des copains investis dedans », raconte la jeune femme. « Mais il m’a vraiment marquée ! Pourquoi ? Parce qu’il m’a interrogée sur notre façon de voyager et de réaliser du bénévolat, sur ce qu’est par exemple le volontourisme. Un écueil, selon moi, car on s’érige en ‘sauveur blanc’, alors que l’on cherche plutôt à profiter de la découverte d’un pays en se donnant bonne conscience. Malgré quelques erreurs, nous avons tout fait pour sortir de ce modèle et avons trouvé une façon de voyager qui avait du sens pour nous. »
De tutrice à coordonnatrice du programme d’Égalité des chances Ô Talents
Du sens, c’est aussi ce qu’elle cherche en s’investissant depuis 2023 dans le programme d’Égalité des chances Ô Talents, porté par le Centre Gaston Berger (CGB). Ce programme a été créé à l’INSA Toulouse en 2006 et élargi ensuite, à partir de 2023, à un dispositif d’ouverture sociale et territoriale pensé à l’échelle du Groupe INSA, « Horizon INSA », pour favoriser l’accès des jeunes issus de milieux modestes ou de territoires ruraux à une formation scientifique sélective dans l’enseignement supérieur ou au sein du Groupe INSA (lire « S’ouvrir davantage à tous les profils »). D’abord tutrice auprès d’élèves de première puis de terminale, l’étudiante a souhaité coordonner ses pairs tuteurs.
Une expérience multiforme qu’elle a particulièrement aimée. Celle de tutrice lui confirmait d’abord son appétence pour l’enseignement, une des voies d’orientation qu’elle avait envisagée avant de s’engager dans des études d’ingénieur. « Durant les séances de tutorat, j’ai aimé non seulement enseigner aux élèves de nouvelles notions scientifiques, mais aussi organiser des débats, les entraîner à s’exprimer à l’oral. Et j’ai découvert que ces jeunes avaient beaucoup de choses à dire ! », développe la jeune fille. Celle de coordonnatrice, débutée à la rentrée 2024, est tout aussi enrichissante. Car les missions dans ce cadre sont multiples : former les tuteurs (à la façon d’interagir avec les jeunes élèves, à réagir face à des situations particulières, à penser un itinéraire pédagogique et à construire un déroulé d’intervention…) ; les accompagner tout au long du semestre s’ils ont des questions ou rencontrent des difficultés ; participer aux sorties culturelles ; faire le lien entre les tuteurs et les coordonnatrices du CGB, mais aussi avec les parents… Une expérience complète, « au sein d’une équipe avec laquelle je peux partager beaucoup d’idées », résume la future ingénieure, et « très gratifiante, les retours des élèves montrant que ce que l’on fait a vraiment un impact positif ».
La diversité des activités offertes sur le campus donne autant matière à s’investir et s’engager, qu’à découvrir et pratiquer dans le cadre de nos loisirs.
Vers un emploi qui aura « du sens »
Pour elle, nul doute que c’est le cadre offert par l’INSA Toulouse qui favorise cet engagement. « La diversité des activités offertes sur le campus donne autant matière à s’investir et s’engager, qu’à découvrir et pratiquer dans le cadre de nos loisirs. On peut faire quasiment tout ce que l’on veut », confirme la jeune femme. « C’est très positif, car cela permet d’évoluer autrement que si l’on devait ‘se contenter’ de réfléchir à la façon de concevoir de nouveaux logiciels. Cela m’a permis, pour ma part, de me sociabiliser alors que j’étais plutôt renfermée, et de développer mon esprit critique. Et grâce au programme Égalité des chances Ô Talents, j’ai appris à travailler avec des jeunes, au sein d’une équipe, à user de tact dans des situations complexes et à toujours penser différemment. Et tout cela me servira plus tard ! »
Quand on la questionne d’ailleurs sur ce « plus tard », si Justine n’a pas d’idée précise concernant le poste qu’elle aimerait occuper, elle a au moins deux certitudes. D’une part, ce sera d’abord dans l’industrie et non la recherche ; d’autre part, ce seront des choix dictés par une éthique sociale et écologique, pour « faire quelque chose qui a du sens et qui soit en accord avec mes valeurs », résume l’étudiante, aujourd’hui satisfaite d’avoir choisi non seulement cette voie, mais aussi et surtout cet établissement. Car celui-ci lui a « permis de goûter à la vie associative, à la vie au sein d’un collectif, d’apprendre des autres et de grandir ».
Rédaction : Camille Pons, journaliste
INSA Toulouse
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