[L’Actu – Février 2026]
Un an après, quel bilan ?
Alexandra Bertron vient d’achever sa première année de mandat. Ce début d’année est une occasion pour elle de dresser un premier bilan, mais aussi de donner à voir l’avenir. Alors que de grands projets ont déjà vu le jour, comme la mise en service du Centre de transition écologique, des réflexions préfigurent la naissance d’autres entités innovantes, à l’instar d’un pôle carrières et d’innovation. De même, d’autres actions sont ou seront initiées pour améliorer le cadre et les conditions de vie et de travail de l’ensemble de la communauté.
Un an après votre prise de fonction, où en est l’avancée de votre projet ?
Mon projet se décline autour de plusieurs axes stratégiques. D’abord l’excellence du modèle INSA de formation et de recherche mais aussi la diversité des profils et l’inclusion et la relation entreprises.
Premier mot-clé, la transition écologique et sociétale, sujet pour lequel le travail s’est déjà concrétisé par le lancement opérationnel d’un Centre de transition écologique (CTE), dédié à l’accompagnement et à la coordination de toutes les actions liées à cet enjeu.
L’interdisciplinarité et l’interculturalité comptent aussi parmi mes orientations phares et si je devais formuler un rêve, ce serait que l’on parle toutes les langues sur ce campus d’ici la fin de mon mandat.
Je souhaite également intensifier les relations avec les entreprises et, dans la formation, mettre l’accent sur l’innovation et l’entrepreneuriat pour que nos étudiants développent le goût d’entreprendre.
Nous allons également nous saisir des grands enjeux contemporains de l’ingénierie, comme l’IA, la conduite du changement, la compréhension de la complexité du monde et l’éthique, pour les intégrer dans les contenus de formation.
Toujours en direction des étudiants, j’ai nommé une direction des études adjointe en charge de la vie étudiante pour assurer un meilleur portage politique du schéma directeur, afin que cette vie étudiante soit à la fois citoyenne et formatrice, mais aussi vectrice de bien-être.
Enfin, étant une chercheuse exigeante, je souhaite évidemment que l’ensemble des chercheurs continuent dans la voie d’excellence dans laquelle ils sont déjà engagés. Cela se traduit aujourd’hui par notre présence dans le classement de Shanghai et la réussite à de nombreux appels à projet.
Vous évoquez le CTE qui va être inauguré prochainement, quels autres projets structurants et innovants vont voir le jour à court terme ?
Nous sommes en train de créer le Centre de carrières et d’innovation (CCI), qui, regroupé avec le Centre Gaston Berger et le CTE, permettra de constituer un pôle de responsabilité sociétale, environnementale et d’insertion professionnelle. La mission de ce CCI sera de structurer, centraliser, mettre en synergie les actions et mettre les étudiants en interaction avec le monde professionnel. Il rassemblera et fera monter en puissance les actions existantes comme le Parcours professionnel individualisé, l’accompagnement à l’entrepreneuriat… En cours de structuration depuis quelques mois, la mise en service est espérée au premier semestre 2026.
Concernant la recherche, quelles sont les actions qui seront initiées ?
Je souhaite maintenir, pour nos chercheurs, un système de primes attractives, déployer un meilleur accompagnement et une meilleure communication autour de leurs activités et de leurs résultats – de la même manière que nous mettons en lumière des étudiants qui obtiennent des prix – car ce sont eux qui contribuent à notre rayonnement. Je continuerai de les solliciter pour répondre à des appels à projet et à candidater à des prix auxquels ils peuvent prétendre. Nicolas Dietrich a ainsi été lauréat, en novembre dernier, de la médaille de la médiation scientifique, dans la catégorie co-création des connaissances, décernée par France Universités et le CNRS, pour l’opération de science participative « La Grande Synchr’EAU » (lire « Nicolas Dietrich – Porté par l’international, la pédagogie active et le challenge »).
L’échange permet d’aller plus loin que l’objectif posé initialement
Comment se passent ces transformations ?
Depuis le début de mon mandat, j’ai la volonté d’embarquer toute la communauté dans la co-construction de mon projet, tout en restant à son écoute. Parce que celle-ci est en effet très sollicitée, j’aspire à plus de soutenabilité dans nos missions, en structurant les moyens RH, en créant des espaces d’échanges directs et en fluidifiant autant que possible l’administration de nos actions. Et, en même temps, je privilégie, dans les méthodes de travail, le mode projet et la transversalité : je tiens à échanger avec des sensibilités différentes pour nourrir le collectif de la vision de chacun.
Pourquoi tenez-vous à cette démarche ?
J’ai une vision à long terme pour l’établissement, mais celle-ci est ouverte, d’où l’intérêt d’avoir plusieurs prismes. Et, bien souvent, l’échange permet d’aller plus loin que l’objectif posé initialement. D’ailleurs, je vis cette fonction comme une chance extraordinaire ! Ce qu’offrent les personnels et les étudiants, souvent très investis à notre établissement et notre collectif, est une vraie richesse. C’est à partir de ce « terreau » extrêmement diversifié que l’on peut aller plus loin et c’est passionnant.
Aller plus loin :
Rédaction : Camille Pons, journaliste
INSA Toulouse
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Tél : 05 61 55 95 13
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