[L’Actu – Janvier 2024]

À chaque année ses innovations

Chaque nouvelle année amène son lot d’innovations à l’INSA Toulouse. 2023 n’a pas fait exception : l’établissement a mis en route une réforme ambitieuse qui place au centre de la pédagogie les enjeux de transitions écologique, énergétique et de numérique responsable, a revisité son modèle social afin de renouer avec sa vocation d’origine d’ouverture sociale et a lancé de grands chantiers pour améliorer les conditions de vie au travail de ses personnels. Le point avec Bertrand Raquet…

Identite_Bertrand_Raquet

Quels ont été les principaux « marqueurs » de l’année 2023 pour l’INSA Toulouse ?

Les gros projets de transformation s’inscrivent dans un monde qui évolue très vite. Ils ont été guidés par des fondamentaux sur lesquels s’appuie l’établissement : la recherche de l’excellence académique en formation et en recherche, de l’adéquation avec les besoins du monde socio-économique et dans un modèle socialement ouvert et inclusif pour la société.

« Nous sommes dans un processus d’amélioration continue de nos pratiques »

L’un des moments « marquants » de 2023 a été la mise en route de la nouvelle maquette de formation.

Nous avons en effet démarré le déploiement de la feuille de route d’évolution de nos formations qui avait été adoptée en CA en décembre 2021. Nous avons ensuite eu 18 mois pour tout remettre à plat en considérant un nouveau profil de l’ingénieur INSA et en nous alignant sur les sujets en adéquation avec les exigences de transformation de la société : industrie verte, cybersécurité, IA, technologies quantiques, biothérapie, économie circulaire… Ce déploiement a démarré en septembre et va se poursuivre sur deux années.

Quels sont les principaux « ingrédients » de cette feuille de route ?

Intégrer, de la 1re à la 5e année, les enjeux de transition écologique et énergétique ; mettre au bon niveau les compétences des étudiants en matière de numérique responsable, en intégrant l’IA dans les formations. Il s’agit aussi de repenser la place et les contenus des sciences humaines et sociales (SHS) dans l’objectif d’améliorer l’attitude réflexive des étudiants face aux enjeux sociétaux, en renforçant la formation à l’éthique, la sensibilisation à la multiculturalité, la formation à la prospective en croisant les expertises disciplinaires. Des cas concrets sont aussi proposés aux étudiants via le développement, notamment, de l’apprentissage par challenges, modèle expérimenté déjà par ECIU University. C’est l’une des innovations pédagogiques qui doit nous permettre de mieux préparer les élèves à résoudre des problèmes complexes en étant capables d’intégrer une vision à 360 °. Nous sommes donc dans un processus d’amélioration continue de nos pratiques afin que nos élèves soient formés à la rigueur scientifique, à être autonomes et à innover par les sciences et les technologies pour que s’enclenchent les transitions attendues dans nos sociétés.

« Nous avons voulu, à l’échelle du Groupe INSA, redonner une impulsion sur l’ouverture sociale dans le recrutement »

Qu’avez-vous transformé dans votre modèle social ?

Nous avons voulu, à l’échelle du Groupe INSA, redonner une impulsion à l’ouverture sociale dans le recrutement. Ce projet, Horizon INSA, se lance à titre expérimental à l’INSA Toulouse, avec trois lycées (Rive Gauche à Toulouse, François Mitterrand à Moissac et Paul Matou à Gourdan-Polignan, grâce à notre Centre Gaston Berger. Nous modifions à la fois nos pratiques dans le cadre des Cordées de la Réussite, mais rajoutons aussi du renforcement scolaire en direction des élèves de première et terminale issus de classe moyenne. Nous demandons au ministère des moyens spécifiques, 400 k€ sur trois ans, pour réaliser cette expérimentation, dans le cadre du Contrat Objectifs Moyens Performance (COMP). Au niveau du Groupe INSA, nous sollicitons le secrétariat général pour l’investissement (SGPI) au travers de l’Appel à Manifestation d’Intérêt France 2030 « Compétences et Métiers d’Avenir » pour obtenir des financements complémentaires.

Au niveau de l’établissement, y-a-t-il eu des nouveautés notables en 2023 ?

En interne, nous avons travaillé autour de deux grandes questions : comment va notre communauté et comment l’accompagner dans les changements, notamment dans l’appropriation des nouveaux outils numériques ? Nous avons donc repris le pouls des conditions de vie au travail puis, passée la phase de diagnostic, lancé des ateliers qui sont venus porter des préconisations. Ce chantier a notamment abouti à la réorganisation du travail (mise en place de la semaine de 4,5 jours pour ceux qui le souhaitent, de 2 jours de télétravail, d’heures d’arrivées et de sorties flexibles). Nous avons aussi travaillé sur un meilleur accompagnement de nos dirigeants : mise en place d’une charte, de formations au management et programmation de nouvelles formations à des outils numériques. D’autres chantiers sont en cours pour alléger la charge pédagogique des enseignants très sollicités par la gestion au quotidien et par la mise en place de la feuille de route, animer le campus, décloisonner des activités…

Enfin, nous avons pu réaliser un bilan GES sur un périmètre « établissement » grâce aux expertises consacrées de notre Copil Campus Durable et de ses référents, Gilles Hébrard et Sandrine Laguerre. Et déjà, nous avons beaucoup progressé l’an dernier sur notre politique d’économie d’énergie.

Cette année, nous avons également mis en route un autre projet important : la reprise progressive, jusqu’en 2030, de la gestion du parc de logements étudiants pour assurer une qualité de service optimale et proposer pleinement une tarification sociale qui pourrait même aller jusqu’à la gratuité pour certains étudiants, faisant ainsi le lien avec notre projet Horizon INSA.

Vous venez de passer la main, après deux mandats de président du Groupe INSA. Que retenez-vous de cette « aventure » ?

Présider le Groupe a été un vrai plaisir car nous avions, tous les directeurs, une stratégie alignée, un intérêt partagé pour développer des projets transformants et aller plus loin. Sans le Groupe et l’expertise de tous, des projets comme ClimatSup ou la rénovation du modèle social n’auraient jamais porté la même ambition ! D’ailleurs, le Groupe INSA va abandonner son statut d’association pour devenir un GIP (Groupement d’intérêt public) afin de renforcer sa capacité à porter des projets structurants. Aujourd’hui, lorsque je visite chaque INSA, je ressens ce plaisir de baigner dans une même communauté qui partage les mêmes thématiques, les mêmes valeurs, les mêmes codes, les mêmes pratiques professionnelles. Et c’est aujourd’hui l’occasion de leur souhaiter une très bonne année 2024, comme à tous les membres de la communauté de l’INSA Toulouse !

 

Rédaction : Camille Pons, journaliste

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