Marwan NOUA
Entre mathématiques, sciences sociales et engagement, Marwan Noua construit à l’INSA Toulouse un parcours hybride guidé par la curiosité et l’envie d’agir.
Justine BEAU
Donner du sens à ses études et s’engager pour les autres : à l’INSA Toulouse, Justine Beau trace un parcours à son image, entre passion et engagement.
Chérif KEITA
Portrait de Chérif Keita, étudiant de l’INSA Toulouse : un parcours où sciences, engagement et art oratoire se rencontrent, jusqu’à la finale nationale du concours d’éloquence.
Imane Elmouadan
Imane Elmouadan, étudiante à l’INSA Toulouse, conjugue ingénierie mécanique et monde du spectacle pour devenir conceptrice de machinerie scénique.
Zoé POMARAT
Zoé Pomarat, le génie mécanique au service du sport. Après 5 années de parcours à l’INSA Toulouse, Zoé Pomarat a réussi à atteindre son but : accorder sa passion du sport avec son activité professionnelle.
Audrey NIZERY
En même temps qu’elle décrochait son diplôme d’ingénieure, Audrey Nizery remportait le premier concours de cuisine organisé par le CROUS de Toulouse-Occitanie.
Matthieu CHARNAY
À la sortie du lycée, intégrer l’INSA Toulouse, opter pour un double-diplôme avec Georgia Tech, s’investir dans une Junior-Entreprise ou encore dans le dispositif des Cordées de la réussite n’étaient pas dans les projets de Matthieu Charnay.
Célestine THIMISTER
Célestine Thimister, future ingénieure et architecte, conjugue passion pour le théâtre et engagement en faveur de l’éco-conception, ouvrant ainsi des horizons multiples dans ses perspectives professionnelles et artistiques.
Paolo Gauchot
Après avoir fini sa 4e année de cursus ingénieur, Paolo Gauchot a opté pour une année de césure : pour vérifier si la voie qu’il a choisie, le Génie des procédés, eau, énergie, environnement, était la « bonne », mais aussi pour assouvir son goût de l’ouverture en partant en Inde.
Elsa GAUBERT
Elsa Gaubert, un beau parcours au fil de l’eau. Elle est en 5e année à l’INSA Toulouse, en Génie des procédés Eau, Énergie, Environnement, une spécialité qu’elle reconnaît bien volontiers ne pas avoir choisi par hasard…
Arnaud GAUTHIER-RAT
Aujourd’hui, à 26 ans, Arnaud Gauthier-Rat évolue à haut niveau en beach-volley. Il affiche déjà une participation aux Jeux Olympiques de la Jeunesse et espère aujourd’hui décrocher une médaille aux JO de Paris 2024, sur la terre où il a grandi, et dans la foulée, son diplôme INSA.
INSA Toulouse
135 avenue de Rangueil
31077 Toulouse cedex 4
Tél : 05 61 55 95 13
Fax : 05 61 55 95 00
J'ai toujours été passionné par les avions.
Après une rentrée en classe préparatoire, il réalise rapidement que ce modèle ne lui correspond pas pleinement. Il trouve alors à l'INSA un équilibre entre exigence académique et ouverture à d'autres centres d'intérêt.
J'aimais aussi lire, sortir, avoir une vie en dehors des études.
Le choix du génie électrique s'impose ensuite naturellement. Pour celui qui rêve d'aéronautique, cette spécialité représente alors « le centre nerveux des avions ».
De la technologie au collectif
Diplômé, après des stages à Motorola, Jean-Marie Garigue rejoint Alcatel, où il travaille sur des systèmes de traitement du signal et de l'image pour satellites. Guidé par son goût pour les technologies, il poursuit ensuite son parcours chez Alcatel puis Thales, dans des domaines aussi variés que les radars, la cybersécurité, la navigation, l'observation optique ou les télécommunications spatiales.
Au fil des années, se renforce cette idée que la performance technique seule ne suffit pas.
La performance technique a besoin de la performance collective pour conserver une longueur d'avance.
Cette conviction l'amène vers le management de projets puis vers des fonctions de direction. Dans une famille d'enseignants où l'accomplissement collectif comptait davantage que les titres, il voit dans ces responsabilités une occasion d'agir sur la transformation des organisations, leur compétitivité et leur avenir.
Ces responsabilités nourrissent également chez lui un véritable sens entrepreneurial. Au fil de sa carrière, il a vu des entreprises prospérer, se transformer ou parfois disparaître faute d'avoir su anticiper les évolutions de leur marché. Pour lui, l'ingénieur a donc aussi un rôle à jouer dans la capacité des organisations à innover, à se réinventer et à préparer l'avenir.
Après plus de vingt ans chez Thales Alésia Space, il choisit de découvrir un nouvel univers en rejoignant la division avionique de Thales, en tant que responsable de l’ingénierie des équipements, avant d'intégrer Airbus en 2020. Une étape importante pour celui qui se dit particulièrement attaché à la dimension européenne du groupe et à son ancrage territorial.
Diversité, ouverture et sens pratique
Malgré un parcours qui l'a conduit vers de hautes responsabilités industrielles, Jean-Marie Garigue reste profondément attaché au modèle de formation de l'INSA. Il en retient d'abord la diversité. « J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir l'international, à côtoyer des étudiants tunisiens, norvégiens et bien d'autres. Cela ouvre les horizons. »
Cette expérience lui paraît aujourd'hui essentielle dans des entreprises mondiales comme Airbus, où la diversité des parcours nourrit la qualité des décisions.
Il souligne également la force du modèle des sciences appliquées. Les travaux pratiques, les projets et le contact avec le terrain développent un sens concret de la résolution de problèmes qu'il continue de valoriser chez les jeunes ingénieurs.
Mais, à ses yeux, l'INSA forme surtout des ingénieurs capables d'aller au-delà de la technique.
Comprendre le monde pour agir
Jean-Marie Garigue insiste sur l'importance des humanités dans la formation. Elles développent la capacité à analyser, argumenter et dialoguer avec des acteurs très différents. « Les ingénieurs doivent être capables de s'intégrer dans leur environnement et de comprendre le monde dans lequel ils agissent. »
Lecteur d'histoire des sciences et de conquête spatiale, il considère qu'aucune innovation ne peut être pensée indépendamment de son contexte économique, social, environnemental ou géopolitique. Cette compréhension des écosystèmes est devenue selon lui une compétence essentielle. Les entreprises, les technologies et les territoires n'évoluent jamais isolément ; leur performance dépend de leur capacité à interagir avec leur environnement et à aller chercher de l'intelligence à l'extérieur.
Très attaché à sa région d'origine, le Lot, il y voit également une manière de rester connecté aux réalités humaines qui doivent entourer l'innovation.
À cela s'ajoutent d'autres marqueurs du modèle INSA auxquels il reste très attaché : les activités associatives et la pratique sportive obligatoire. « Le sport, la culture, les passions personnelles participent aussi à la formation de l'ingénieur et du développement de sa curiosité. Les entreprises ont besoin de profils ouverts sur le monde, pas seulement de spécialistes enfermés dans leur domaine. »
Former les ingénieurs de demain
Face aux défis contemporains, Jean-Marie Garigue estime que le rôle de l'ingénieur est particulièrement stratégique. Transition climatique, intelligence artificielle, souveraineté technologique ou tensions géopolitiques imposent une approche toujours plus globale des problèmes.
Les compétences scientifiques demeurent fondamentales, mais elles doivent désormais s'accompagner d'autres qualités : apprendre en permanence, exercer son esprit critique, comprendre des écosystèmes complexes et fédérer des équipes.
« Le rôle de l'ingénieur se déplace progressivement de la technique pure vers la capacité à agréger des savoirs, interagir avec différents acteurs et construire une vision. »
Des premiers satellites aux systèmes spatiaux d'Airbus, son parcours illustre une conviction forgée au fil des années : les ingénieurs de demain devront maîtriser les technologies autant que les écosystèmes dans lesquels ils évoluent.
Dans un souci d'alléger le texte et sans aucune discrimination de genre, l'emploi du genre masculin est utilisé à titre épicène.









