Accompagnements des étudiants en situation de handicap
L’accueil et l’accompagnement de publics diversifiés et le soutien de l’égalité des chances font partie des valeurs et de la culture identitaire des INSA.
Au sein du service Vie Étudiante et Universitaire, la cellule handicap de l’INSA Toulouse accueille et accompagne les étudiant(e)s en situation de handicap (durable ou temporaire), des étudiants atteints d’un trouble de santé (maladie impactant durablement les études) ou de troubles de l’apprentissage (troubles «dys» par exemple).
Le travail d’accompagnement s’effectue en lien avec la Direction des Études, le médecin désigné CDAPH et en collaboration étroite avec les équipes pédagogiques, l’assistante de service social, l’infirmière et la psychologue de l’école.
La cellule handicap organise, en accord avec l’étudiant(e), la mise en place des aménagements et des aides personnalisées pour les cours, TD, TP, activités physiques et sportives, stages, séjour à l’étranger, etc.
Elle gère aussi la mise en place de mesures particulières pour les examens.
Aménagements spécifiques
Aménagement du parcours de formation
Aménagements pédagogiques :
- Étalement de la durée (1 an en 2 ans ou 2 ans en 3 ans) de la formation
- Aménagement des cours de langues
- Aménagement des activités physiques et sportives
- Aménagement des TP
- Support de cours en format numérique
Aides techniques :
- Utilisation de matériel adapté en cours
- Prêt de matériel : ordinateur pour les examens, tablette tactile, casque anti-bruit, etc.
- Support pédagogique adapté
Aides humaines :
- Preneur de notes des cours
- Tutorat par un pair ou un enseignant
Aménagements pour les examens :
- Majoration du temps de composition
- Composition en salle particulière
- Prêt de matériel adapté
- Secrétariat d’examen
- Support d’examen adapté
- Aménagement de la passation du TOEIC
- Autorisation de sortie à la demande
- Aménagement, au cas par cas, des épreuves orales pour les étudiants déficients auditifs
Démarches à accomplir pour bénéficier de l’accompagnement
Les étudiant(e)s doivent prendre rendez-vous auprès du médecin désigné CDAPH et lui transmettre leur dossier médical ainsi que les mesures d’aménagement dont ils ont bénéficié dans le cadre de leur scolarité antérieure.
La prise de rendez-vous et la transmission du dossier s’effectuent par mail auprès du médecin.
Médecin SIMPPS désigné CDAPH :
Vidiane Jaoul vidiane.jaoul@univ-toulouse.fr
1er lexique de Génie Civil en Langue des Signes Française (LSF)
On estime aujourd’hui dans notre pays que 1,2 millions de personnes seraient atteintes d’une surdité sévère ou profonde. Ce public n’accède que de manière exceptionnelle à l’enseignement supérieur. Leur intégration dans les milieux socio-économiques est donc un enjeu crucial pour les entreprises qui nourrissent leur performance et leur capacité d’innovation de toutes les diversités.
Cyril Claudet, diplômé INSA en 2018, a lui pu suivre ses cours en Génie Civil grâce à des interprètes en LSF. Avec ses enseignants et les interprètes, ils s’aperçoivent au fil des années que le vocabulaire scientifique et technique du domaine de la construction n’existe pas en LSF.
Ils décident alors de lancer l’ambitieux projet de communiquer sur le génie civil en LSF.
Engagé dans une politique d’ouverture sociale et d’inclusion, l’INSA Toulouse accueille sur son campus environ 140 élèves en situation de handicap chaque année, pour lesquels l’école assure un accompagnement personnalisé.
Grâce à la personnalité hors norme de Cyril, cette mobilisation, qui aurait pu se limiter à un simple tutorat, devient un projet plus ambitieux : créer un glossaire des termes scientifiques du génie civil en Langue des Signes Françaises accessible pour tous en ligne.
Conçu comme un outil didactique, le glossaire propose la traduction en LSF de concepts spécifiques sur des thématiques telles que la résistance des matériaux, le béton armé, le chauffage ou le conditionnement d’air au travers des capsules vidéo qui ont pu bénéficier de l’expertise du Centre d’Innovation et d’Ingénierie pour la Pédagogie de l’INSA Toulouse. Chaque vidéo présente un concept, son signe et des exemples d’utilisation, offrant un double apprentissage, celui de la langue et du génie civil.
- Consulter le glossaire : en cliquant ici.
Cellule
Handicap
Référente handicap pour les étudiant(e)s : Véronique Torregrossa
Coordinatrice de la cellule : Joëlle Coussinoux
Accueil : du lundi au vendredi
Tél. : 05 61 55 95 97
Mail : handiaccueil@insa-toulouse.fr
Localisation : SVEU – Rez-de-chaussée du Bât 20 – Bureaux A et D
INSA Toulouse
135 avenue de Rangueil
31077 Toulouse cedex 4
Tél : 05 61 55 95 13
Fax : 05 61 55 95 00
J'ai toujours été passionné par les avions.
Après une rentrée en classe préparatoire, il réalise rapidement que ce modèle ne lui correspond pas pleinement. Il trouve alors à l'INSA un équilibre entre exigence académique et ouverture à d'autres centres d'intérêt.
J'aimais aussi lire, sortir, avoir une vie en dehors des études.
Le choix du génie électrique s'impose ensuite naturellement. Pour celui qui rêve d'aéronautique, cette spécialité représente alors « le centre nerveux des avions ».
De la technologie au collectif
Diplômé, après des stages à Motorola, Jean-Marie Garigue rejoint Alcatel, où il travaille sur des systèmes de traitement du signal et de l'image pour satellites. Guidé par son goût pour les technologies, il poursuit ensuite son parcours chez Alcatel puis Thales, dans des domaines aussi variés que les radars, la cybersécurité, la navigation, l'observation optique ou les télécommunications spatiales.
Au fil des années, se renforce cette idée que la performance technique seule ne suffit pas.
La performance technique a besoin de la performance collective pour conserver une longueur d'avance.
Cette conviction l'amène vers le management de projets puis vers des fonctions de direction. Dans une famille d'enseignants où l'accomplissement collectif comptait davantage que les titres, il voit dans ces responsabilités une occasion d'agir sur la transformation des organisations, leur compétitivité et leur avenir.
Ces responsabilités nourrissent également chez lui un véritable sens entrepreneurial. Au fil de sa carrière, il a vu des entreprises prospérer, se transformer ou parfois disparaître faute d'avoir su anticiper les évolutions de leur marché. Pour lui, l'ingénieur a donc aussi un rôle à jouer dans la capacité des organisations à innover, à se réinventer et à préparer l'avenir.
Après plus de vingt ans chez Thales Alésia Space, il choisit de découvrir un nouvel univers en rejoignant la division avionique de Thales, en tant que responsable de l’ingénierie des équipements, avant d'intégrer Airbus en 2020. Une étape importante pour celui qui se dit particulièrement attaché à la dimension européenne du groupe et à son ancrage territorial.
Diversité, ouverture et sens pratique
Malgré un parcours qui l'a conduit vers de hautes responsabilités industrielles, Jean-Marie Garigue reste profondément attaché au modèle de formation de l'INSA. Il en retient d'abord la diversité. « J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir l'international, à côtoyer des étudiants tunisiens, norvégiens et bien d'autres. Cela ouvre les horizons. »
Cette expérience lui paraît aujourd'hui essentielle dans des entreprises mondiales comme Airbus, où la diversité des parcours nourrit la qualité des décisions.
Il souligne également la force du modèle des sciences appliquées. Les travaux pratiques, les projets et le contact avec le terrain développent un sens concret de la résolution de problèmes qu'il continue de valoriser chez les jeunes ingénieurs.
Mais, à ses yeux, l'INSA forme surtout des ingénieurs capables d'aller au-delà de la technique.
Comprendre le monde pour agir
Jean-Marie Garigue insiste sur l'importance des humanités dans la formation. Elles développent la capacité à analyser, argumenter et dialoguer avec des acteurs très différents. « Les ingénieurs doivent être capables de s'intégrer dans leur environnement et de comprendre le monde dans lequel ils agissent. »
Lecteur d'histoire des sciences et de conquête spatiale, il considère qu'aucune innovation ne peut être pensée indépendamment de son contexte économique, social, environnemental ou géopolitique. Cette compréhension des écosystèmes est devenue selon lui une compétence essentielle. Les entreprises, les technologies et les territoires n'évoluent jamais isolément ; leur performance dépend de leur capacité à interagir avec leur environnement et à aller chercher de l'intelligence à l'extérieur.
Très attaché à sa région d'origine, le Lot, il y voit également une manière de rester connecté aux réalités humaines qui doivent entourer l'innovation.
À cela s'ajoutent d'autres marqueurs du modèle INSA auxquels il reste très attaché : les activités associatives et la pratique sportive obligatoire. « Le sport, la culture, les passions personnelles participent aussi à la formation de l'ingénieur et du développement de sa curiosité. Les entreprises ont besoin de profils ouverts sur le monde, pas seulement de spécialistes enfermés dans leur domaine. »
Former les ingénieurs de demain
Face aux défis contemporains, Jean-Marie Garigue estime que le rôle de l'ingénieur est particulièrement stratégique. Transition climatique, intelligence artificielle, souveraineté technologique ou tensions géopolitiques imposent une approche toujours plus globale des problèmes.
Les compétences scientifiques demeurent fondamentales, mais elles doivent désormais s'accompagner d'autres qualités : apprendre en permanence, exercer son esprit critique, comprendre des écosystèmes complexes et fédérer des équipes.
« Le rôle de l'ingénieur se déplace progressivement de la technique pure vers la capacité à agréger des savoirs, interagir avec différents acteurs et construire une vision. »
Des premiers satellites aux systèmes spatiaux d'Airbus, son parcours illustre une conviction forgée au fil des années : les ingénieurs de demain devront maîtriser les technologies autant que les écosystèmes dans lesquels ils évoluent.
Dans un souci d'alléger le texte et sans aucune discrimination de genre, l'emploi du genre masculin est utilisé à titre épicène.









