[L’Actu – Février 2026]
Inauguration du Centre de transition écologique
Réussir la transition à l’unisson
Le nouveau Centre de transition écologique sera inauguré le 12 février. Il a vocation à accompagner la communauté sur le sujet et à piloter le déploiement de nombreuses actions qui s’inscrivent en continuité de ce qui a déjà été entrepris pour viser : moins d’émissions de gaz à effets de serre, de consommation énergétique, plus de végétalisation, plus de mobilité douce, plus de recherches sur ces questions…, et, surtout, tous ensemble !
L’établissement était déjà engagé pour former des ingénieurs compétents sur les enjeux de transition écologique et sociétale. Il l’était aussi depuis 2024 dans le cadre de son Contrat d’objectifs, moyens et performances, pour réduire de 10 à 15 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2026. Cet engagement s’est accéléré sous l’impulsion de la nouvelle directrice qui a d’abord ajouté une direction adjointe dédiée à cette « cause », occupée par Gilles Hébrard. En mars 2025, l’écriture du Schéma Directeur Transition Écologique et Sociétale allait engager l’INSA sur une transformation encore plus forte pour les 5 années suivantes et inscrivait « dans le marbre » l’idée d’un Centre de transition écologique (CTE). Celui-ci a pour fonction d’assurer le déploiement de ce plan, en accompagnant la communauté et en optimisant l’organisation et la coordination de toutes les actions autour de ces enjeux. Avec, à sa tête, Sandrine Laguerre, engagée de longue date sur ces questions, et qui sera accompagnée étroitement par Gilles Hébrard. Désormais opérationnel, ce CTE sera inauguré le 12 février prochain.
Le CTE s’appuiera sur une assistante administrative, Angélique Durand, sur l’ensemble des services supports de l’INSA déjà très engagés, et sur les 22 référents transition écologique nommés dans l’établissement : ceux des départements et laboratoires et les référents thématiques qui portent une dizaine de groupes de travail. Ces derniers sont « déjà au travail », souligne Sandrine Laguerre notamment autour des enjeux de mobilité, des achats, du numérique, de la biodiversité, de la restauration, des infrastructures… Le CTE s’est par ailleurs organisé en instances décisionnelles : un COPIL, qui regroupe les porteurs politiques, et un COTECH pour les aspects plus opérationnels.
Nous souhaitons capter l’avis de l’ensemble des personnels et pas seulement celui de ceux qui sont engagés.
À l’image du mode de management voulu par la nouvelle direction, le CTE, pour fonctionner, ne s’appuiera « pas sur du top down », souligne de son côté Gilles Hébrard, qui rappelle que le schéma directeur lui-même « a été construit avec tous durant plus de 8 mois ». « Nous voulons conserver cette démarche participative, et ce d’autant que tout n’est pas écrit dans le schéma directeur. » C’est dans cette lignée que le Centre prévoit d’organiser une convention citoyenne, « pour donner la possibilité à ceux qui seront tirés au sort de s’exprimer et de participer à la construction des objectifs et des actions », complète Sandrine Laguerre. « C’est important car nous souhaitons capter l’avis d’une grande diversité de personnels et d’étudiants et pas seulement celui de ceux qui sont engagés, afin d’emmener le collectif le plus loin possible. »
Des chantiers en cours et à venir
Au-delà de la mise en place de cette gouvernance, d’autres actions s’inscriront dans les 5 axes stratégiques du schéma. Pour l’axe stratégie et gouvernance, il est entre autres prévu, après le financement d’une formation aux achats responsables à destination des personnels du service financier, de travailler la politique en la matière afin de diminuer l’empreinte environnementale de ce poste (qui représentait en 2022 36 % des émissions de gaz à effet de serre de l’établissement). Cela passera par l’intégration des critères environnementaux dans les achats (pour des choix de produits moins impactants), la poursuite d’actions de mutualisation (des imprimantes par exemple), un appel au Fablab et au Repair Café de l’établissement pour réparer des équipements (lire « Savoir réparer pour mieux éco-concevoir plus tard »)…
Concernant la formation et l’enseignement, le travail sera dans la continuité de ce qui a déjà été réalisé avec Climat Sup. Cela avait donné lieu à l’intégration dans le cursus d’ingénieur de cours dédiés (116h) à des notions telles que l’anthropocène ou la biodiversité en 1re année, de mix énergétique (abordé par un jeu sérieux) en 2e année, et de cours abordant l’analyse des cycles de vie et l’impact des activités humaines en 3e année. Des nouveautés pour lesquelles le travail va se poursuivre jusqu’en 5e année. Une enquête envoyée à tous les responsables d’activités pédagogiques doit permettre d’identifier les enjeux de transition écologique et sociétale dans les différents cursus.
Questionner la recherche et les partenariats
Sur l’axe recherche, outre interroger les sujets de recherche, l’établissement souhaite travailler sur l’écosystème aussi en choisissant des partenariats plus responsables, en lien avec le travail déjà réalisé par la CDEFI et la CGE (qui ont établi une grille qui en identifie un certain nombre), mais aussi avec l’écosystème toulousain. Côté fonctionnement, les laboratoires seront accompagnés dans les démarches pour réduire leur impact environnemental et leur consommation énergétique. Il s’agira « de faciliter la réalisation des bilans GES (gaz à effets de serre) par les laboratoires et de capitaliser sur les solutions techniques déjà déployées par certains laboratoires. Par exemple sur la solution mise en place à TBI pour contrôler les renouvellements d’air dans les bâtiments, un système énergivore en électricité », résume Sandrine Laguerre.
La clé du progrès, c’est que chaque individu s’engage.
Ce CTE accompagnera également des actions pour continuer de tendre vers une décarbonation et une réduction de l’empreinte environnementale du campus :
- Application d’un plan de sobriété énergétique (ajustement du chauffage et du renouvellement d’air à l’occupation des salles, déploiement du tri sélectif, de panneaux photovoltaïques…).
- Travail autour de la mobilité avec notamment la finalisation d’un plan de mobilité d’ici la fin du 1er trimestre et l’installation d’un parc à vélos.
- Actions autour de la biodiversité (végétalisation, notamment des façades, pour neutraliser les îlots de chaleur et faire profiter le collectif de « l’effet bien-être de la verdure », réensauvagement de certains espaces verts…, actions accompagnées par le Muséum et qui serviront également la recherche.
- Action autour du numérique, notamment autour de l’IA, très impactante d’un point de vue énergétique et environnemental.
- Poursuite du travail mené sur la restauration avec le CROUS, qui a notamment permis d’atteindre un taux de prise de menus végétariens de l’ordre de 40 %.
- Sensibilisation des personnels et des étudiants via le Festival Futurs Proches, les Rendez-vous écoresponsables de l’INSA et d’autres actions plus spécifiques comme l’installation d’une exposition numérique responsable pendant la semaine du Digital Cleanup Day, en mars 2026.
Récemment, 12 arches, co-financées par l’INSA, le CNRS et TBI, ont été posées sur la façade du laboratoire pour permettre à des plantes de grimper le long des grilles.
Toutes ces actions doivent contribuer à améliorer la vie sociale et la qualité de vie au travail, 5e axe de ce schéma directeur. L’idée ? « Si l’on veut que les gens s’impliquent, il faut qu’ils en tirent des bénéfices », résume Gilles Hébrard. « En plantant plus d’arbres, on limite les îlots de chaleur, ce qui contribue au bien-être des gens. Pour les étudiants, faire marcher un campus en tenant compte des enjeux écologiques est une façon de répondre à leurs attentes en la matière, tout en les préparant à la façon dont ils pourront œuvrer plus tard pour prendre en compte eux-mêmes ces enjeux. Tout cela est important, car la clé du progrès, c’est que chaque individu s’engage. Pour réaliser la transition, la combinaison d’une ambition politique et d’une adhésion large du collectif sont nécessaires »
Et avant ?
L’inauguration du CTE n’est qu’une étape supplémentaire dans la démarche initiée depuis plusieurs années par l’INSA Toulouse, et plus largement par le Groupe INSA, pour réussir sa transition écologique. En 2019, dans sa démarche « Prospectives INSA 2040 », le Groupe INSA a intégré les enjeux socio-écologiques pour imaginer un « futur souhaitable ». En 2020, face à la nécessité de mobiliser l’enseignement supérieur sur les enjeux climat énergie (rapport du think tank « The Shift Project »), le Groupe INSA, accompagné par le Shift Project, a mis en place la démarche « ClimatSup INSA » avec l’ambition de former des ingénieurs citoyens, responsables et soucieux des conséquences de leurs actions. En 2024, dans le cadre de son Contrat d’objectifs moyens et performances, l’INSA Toulouse s’est engagé à réduire de 10 à 15 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2026.
Aller plus loin :
- « Objectif – 10 à – 15 % d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 3 ans »
- « Sandrine Laguerre & Gilles Hébrard – En tandem pour la voie verte »
- « Une direction adjointe responsable pour donner un cap durable à l’INSA »
Rédaction : Camille Pons, journaliste
INSA Toulouse
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