[L’Actu – Juillet 2026]

 

OPENLABS, construire des ponts pour booster la recherche

Le 9 juin, l’INSA Toulouse accueillait le quatrième séminaire annuel des OpenLabs INSA, une rencontre dédiée aux porteurs de projets de recherche inter-INSA qui ont été ou vont être soutenus dans le cadre de ce dispositif. Créé en 2023, les OpenLabs INSA ont pour vocation de créer des ponts entre les chercheurs des différents INSA. Après 3 ans d’existence, le dispositif satisfait ses objectifs initiaux, au vu d’une analyse d’impact réalisée par le Groupe.

Imaginé en 2023 par la commission Recherche du Groupe INSA, le dispositif OpenLabs INSA a une vocation : créer des ponts. Des ponts entre chercheurs des différents INSA, mais aussi entre les laboratoires et les étudiants pour donner envie à ces derniers de poursuivre dans la recherche et l’innovation. Ce dispositif permet de soutenir chaque année des projets de recherche portés par deux chercheurs a minima, issus de deux INSA différents et qui vont encadrer un ou deux stagiaires de niveau master 2 ou en projet de fin d’études ingénieur. La première analyse d’impact réalisée par le Groupe INSA montre, 3 ans après leur mise en œuvre, que ces OpenLabs INSA répondent aux intentions qui avaient préfiguré leur création. 

Il s’agissait d’abord de créer des liens entre laboratoires qui, finalement, se connaissaient peu. De fait, les rapprochements se sont bien créés, puisque les projets ainsi financés par le Groupe INSA se chiffrent aujourd’hui à 42 sur 3 éditions (la 4e est en cours), et ces projets ont mobilisé l’ensemble des 7 INSA, même si les implications sont diverses. L’INSA Toulouse est bien représenté, avec 12 projets portés depuis la création de cette initiative. 

Des collaborations qui se prolongent, y compris à l’international

En mettant en place cette initiative, le Groupe INSA avait évidemment de plus grandes ambitions : au-delà de contribuer à ces rapprochements, il s’agissait en effet de constituer un véritable levier de collaboration scientifique. Et le dispositif semble, là aussi, remplir sa mission, puisque près de la moitié des projets ont donné lieu à des communications dans des conférences ou à des publications. En outre, se sont créés des projets durables, l’analyse sur 2023-2024 et 2024-2025 montre que plus de la moitié des projets ont donné lieu à des collaborations françaises prolongées via le dépôt de dossiers dans le cadre d’appels à projets nationaux, de l’ANR (Agence nationale de la recherche) entre autres. Et ces projets ont même permis, parfois, de donner naissance à des collaborations internationales. L’INSA Toulouse est de ceux qui ont pu explorer cette dimension, au travers d’un projet qui a été porté avec l’INSA Lyon, INRIA Rennes et l’université technique de Munich. L’INSA Lyon s’est aussi illustré par son dynamisme sur ce plan, puisque son projet autour de la caractérisation des aciers, par des méthodes de réverbération acoustique se poursuit aujourd’hui avec l’université de Tohoku, au Japon, au sein du laboratoire international commun INSA – Tohoku, ElyTMax.

Du côté des stagiaires, des expériences qui suscitent l’intérêt pour l’innovation et la recherche

Enfin, les OpenLabs INSA remplissent aussi la 2e grande fonction qui leur a été assignée : valoriser les parcours scientifiques auprès des stagiaires. En 3 ans, ce sont 53 stages de recherche qui ont été proposés aux étudiants. Parmi eux, une douzaine de poursuites en thèse étaient déjà recensées à l’issue des deux premières éditions des OpenLabs INSA.  

Les étudiants « embarqués » dans ces stages le disent aussi. Lors du séminaire toulousain, Rania Moulessouiga, qui avait été stagiaire sur le projet Nanoclean (élaboration d’un biocomposite pour la dégradation des microplastiques par photocatalyse) confirmait que « cette expérience a[vait] renforcé [s]on intérêt pour la recherche et l’innovation » et disait d’ores et déjà envisager une poursuite en thèse dans le cadre d’une convention CIFRE. Un précédent stagiaire de la saison 2, Lucas Maret, qui avait rejoint un laboratoire de l’INSA Hauts-de-France alors qu’il était en master 2 à l’université de Lille, poursuit aujourd’hui en tant que doctorant au sein du LAMIH – UMR 8201. C’est le stage, « très applicatif », dit-il, qui l’a décidé à poursuivre en thèse : il avait en effet pu mener des campagnes d’essai dédiées à l’analyse de la pollution générée par la combustion de bois dans les chaudières à pellets. Et, cerise sur le gâteau, cette expérience de recherche avait donné lieu à une publication. 

Rédaction : Camille Pons

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