À l’occasion d’une journée dédiée le 28 mars 2024 – « Le Festival des campus en transitions », organisé avec l’Université de Toulouse, l’INSA Toulouse présentera un premier bilan de ses actions sur la Transition Écologique pour un Développement Soutenable.
Prise en compte des enjeux de transitions écologique et énergétique, des recommandations du ministère, des attentes des étudiants mais aussi des personnels, et réalisation d’économies en limitant les consommations d’énergie, telles sont les raisons qui ont motivé l’INSA Toulouse à réformer en profondeur ses activités, que ce soit dans ses formations d’ingénieurs, sa recherche académique ou sa vie de campus. La dynamique enclenchée aujourd’hui n’est pas seulement le résultat d’une volonté politique, mais vient concrétiser et articuler les engagements des personnels et étudiants.
Ainsi, aujourd’hui, même s’il reste encore beaucoup à faire, tous les champs d’activités sont couverts.
En matière de formation, à travers un partenariat noué au niveau du Groupe INSA avec le think tank The Shift Project, l’INSA Toulouse a entrepris une réforme d’ampleur en introduisant les enjeux climat-énergie dès la première année de son cursus à travers des cours dédiés et non dédiés et des chaires. Afin d’accompagner ce déploiement, une politique de sensibilisation et de formation de toute la communauté des personnels est également proposée.
Dans le cadre de sa politique scientifique, un accompagnement important est déployé depuis plusieurs années pour soutenir les projets de recherche à impact sociétal et environnemental à travers le financement de projets scientifiques interdisciplinaires et de thèses autour des 5 enjeux sociétaux couverts par l’institut.
Enfin, pour réduire l’impact de ses activités sur le campus, l’INSA a conduit un bilan GES (gaz à effet de serre) complet de ses activités. D’ores et déjà, des actions sont en place ou programmées pour viser, d’ici à 3 ans, une baisse de 10 à 15 % de ses émissions de gaz à effet de serre et, à plus long terme, répondre à l’objectif fixé par la Stratégie Nationale Bas Carbone (réduction de 50 % des émissions d’ici 2030 et atteindre la neutralité carbone en 2050).
Installation de panneaux photovoltaïques, politique volontariste en matière de rénovation de ses bâtiments, développement de menus végétariens, politique d’achat responsable, sont autant d’initiatives de l’école pour atteindre ses objectifs.
L’établissement réfléchit également à de nouvelles pistes pour rationaliser les déplacements internationaux tout en répondant à la nécessaire ouverture sur le monde pour ses étudiants. L’INSA a, par ailleurs, initié plusieurs actions pour encourager la mobilité douce au quotidien.
L’école salue enfin le lancement d’un travail initié par des personnels autour de la préservation de la biodiversité sur le campus en partenariat avec le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, partenariat qui devrait permettre une déminéralisation et un renforcement de la végétalisation du campus.
Ces réalisations sont portées avec une forte conviction par une large communauté, personnels et étudiants, au cœur d’une institution qui se doit de penser et d’agir pour la société, au travers des sciences et des technologies.
Chiffres-clés :
- – 10 % de consommation d’électricité en 2024
- – 20 % de consommation de chauffage en 2024
- – 10 à 15 % d’émission de gaz à effet de serre
- 30 M€ financés par l’État pour une réhabilitation thermique et énergétique
Aujourd’hui, l’INSA Toulouse rejette chaque année l’équivalent de 7 500 tonnes de CO2
Pour en savoir plus :
- Retrouvez le document de synthèse : Transition écologique pour un développement soutenable à l’INSA Toulouse
- Retrouvez le programme complet de la journée Festival des campus en transitions du 28 mars 2024.
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Jean-Marie GARIGUE
De l’avionique au spatial, Jean-Marie Garigue, diplômé de l’INSA Toulouse et cadre chez Airbus, partage sa vision d’une ingénierie ouverte sur le monde.
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Fax : 05 61 55 95 00
J'ai toujours été passionné par les avions.
Après une rentrée en classe préparatoire, il réalise rapidement que ce modèle ne lui correspond pas pleinement. Il trouve alors à l'INSA un équilibre entre exigence académique et ouverture à d'autres centres d'intérêt.
J'aimais aussi lire, sortir, avoir une vie en dehors des études.
Le choix du génie électrique s'impose ensuite naturellement. Pour celui qui rêve d'aéronautique, cette spécialité représente alors « le centre nerveux des avions ».
De la technologie au collectif
Diplômé, après des stages à Motorola, Jean-Marie Garigue rejoint Alcatel, où il travaille sur des systèmes de traitement du signal et de l'image pour satellites. Guidé par son goût pour les technologies, il poursuit ensuite son parcours chez Alcatel puis Thales, dans des domaines aussi variés que les radars, la cybersécurité, la navigation, l'observation optique ou les télécommunications spatiales.
Au fil des années, se renforce cette idée que la performance technique seule ne suffit pas.
La performance technique a besoin de la performance collective pour conserver une longueur d'avance.
Cette conviction l'amène vers le management de projets puis vers des fonctions de direction. Dans une famille d'enseignants où l'accomplissement collectif comptait davantage que les titres, il voit dans ces responsabilités une occasion d'agir sur la transformation des organisations, leur compétitivité et leur avenir.
Ces responsabilités nourrissent également chez lui un véritable sens entrepreneurial. Au fil de sa carrière, il a vu des entreprises prospérer, se transformer ou parfois disparaître faute d'avoir su anticiper les évolutions de leur marché. Pour lui, l'ingénieur a donc aussi un rôle à jouer dans la capacité des organisations à innover, à se réinventer et à préparer l'avenir.
Après plus de vingt ans chez Thales Alésia Space, il choisit de découvrir un nouvel univers en rejoignant la division avionique de Thales, en tant que responsable de l’ingénierie des équipements, avant d'intégrer Airbus en 2020. Une étape importante pour celui qui se dit particulièrement attaché à la dimension européenne du groupe et à son ancrage territorial.
Diversité, ouverture et sens pratique
Malgré un parcours qui l'a conduit vers de hautes responsabilités industrielles, Jean-Marie Garigue reste profondément attaché au modèle de formation de l'INSA. Il en retient d'abord la diversité. « J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir l'international, à côtoyer des étudiants tunisiens, norvégiens et bien d'autres. Cela ouvre les horizons. »
Cette expérience lui paraît aujourd'hui essentielle dans des entreprises mondiales comme Airbus, où la diversité des parcours nourrit la qualité des décisions.
Il souligne également la force du modèle des sciences appliquées. Les travaux pratiques, les projets et le contact avec le terrain développent un sens concret de la résolution de problèmes qu'il continue de valoriser chez les jeunes ingénieurs.
Mais, à ses yeux, l'INSA forme surtout des ingénieurs capables d'aller au-delà de la technique.
Comprendre le monde pour agir
Jean-Marie Garigue insiste sur l'importance des humanités dans la formation. Elles développent la capacité à analyser, argumenter et dialoguer avec des acteurs très différents. « Les ingénieurs doivent être capables de s'intégrer dans leur environnement et de comprendre le monde dans lequel ils agissent. »
Lecteur d'histoire des sciences et de conquête spatiale, il considère qu'aucune innovation ne peut être pensée indépendamment de son contexte économique, social, environnemental ou géopolitique. Cette compréhension des écosystèmes est devenue selon lui une compétence essentielle. Les entreprises, les technologies et les territoires n'évoluent jamais isolément ; leur performance dépend de leur capacité à interagir avec leur environnement et à aller chercher de l'intelligence à l'extérieur.
Très attaché à sa région d'origine, le Lot, il y voit également une manière de rester connecté aux réalités humaines qui doivent entourer l'innovation.
À cela s'ajoutent d'autres marqueurs du modèle INSA auxquels il reste très attaché : les activités associatives et la pratique sportive obligatoire. « Le sport, la culture, les passions personnelles participent aussi à la formation de l'ingénieur et du développement de sa curiosité. Les entreprises ont besoin de profils ouverts sur le monde, pas seulement de spécialistes enfermés dans leur domaine. »
Former les ingénieurs de demain
Face aux défis contemporains, Jean-Marie Garigue estime que le rôle de l'ingénieur est particulièrement stratégique. Transition climatique, intelligence artificielle, souveraineté technologique ou tensions géopolitiques imposent une approche toujours plus globale des problèmes.
Les compétences scientifiques demeurent fondamentales, mais elles doivent désormais s'accompagner d'autres qualités : apprendre en permanence, exercer son esprit critique, comprendre des écosystèmes complexes et fédérer des équipes.
« Le rôle de l'ingénieur se déplace progressivement de la technique pure vers la capacité à agréger des savoirs, interagir avec différents acteurs et construire une vision. »
Des premiers satellites aux systèmes spatiaux d'Airbus, son parcours illustre une conviction forgée au fil des années : les ingénieurs de demain devront maîtriser les technologies autant que les écosystèmes dans lesquels ils évoluent.
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