[L’Actu – Octobre 2023 ]
Un nouveau site web éco-responsable et inclusif
Obsolète, gourmand en énergie et loin d’avoir une empreinte carbone neutre, le site web de l’INSA Toulouse avait besoin, non pas d’être « dépoussiéré », mais d’être entièrement refondu, dans son fonctionnement comme dans son design. Le projet a été voulu à l’image de l’établissement qui place la RSE au centre de ses valeurs : il est inclusif, éco-responsable et a été conçu par et pour la communauté.
Il a changé de look, mais pas que. En effet, le nouveau site web de l’INSA Toulouse ne se veut pas seulement plus simple d’utilisation et moderne dans son design, il se veut éco-responsable !
Lancé en 2022, le projet de reconstruction intégrale du site se justifiait au regard d’un écueil et d’un enjeu : d’une part, le site était devenu obsolète par certains égards et d’autre part, il s’agissait, dans la lignée des valeurs portées par l’établissement, de développer un site davantage responsable.
À ces deux objectifs de départ, s’est ajouté un autre objectif identifié suite à un audit réalisé par l’agence CosiWeb : améliorer l’expérience utilisateur et donc replacer les candidats et leurs familles au centre de la réflexion pour concevoir l’arborescence et la navigation.
Un site optimisé pour réduire son impact environnemental
Plusieurs choix ont d’abord été opérés pour optimiser le futur site dans une optique de réduction de son empreinte carbone. D’abord celui de passer de 500 à 80 pages, parce qu’une page web a un poids et qu’un site plus léger est plus rapide et donc plus éco-friendly. Il a ainsi été « allégé » de données devenues inutiles et de ressources superflues (il y a notamment moins de photos et moins de fichiers à télécharger).
De même, l’équipe s’est orientée vers un design simple, privilégiant ainsi un faible temps de chargement des pages et donc une moindre consommation d’énergie. Cette simplification de l’interface et de la navigation permet du même coup de proposer une expérience utilisateur de qualité, et de faire en sorte que les internautes obtiennent plus rapidement ce qu’ils recherchent.
Un site davantage inclusif
Enfin, parce que la politique RSE portée par l’établissement ne se concentre pas uniquement sur les dimensions environnementales, le site a également été conçu pour répondre à un autre grand objectif, être inclusif. Une attention particulière a été portée à l’accessibilité avec un module qui permet d’adapter la navigation à différents types de handicap, avec des fonctionnalités qui permettent, par exemple, de zoomer du texte, d’accentuer les contrastes, d’accéder à une description vocale…
Inclusif, il l’a été aussi dans la gestion du projet, puisque les membres de la communauté ont été associés à sa conception. Les textes ont été co-rédigés avec les acteurs de l’établissement et toutes les photographies réalisées exclusivement en interne, avec l’aide d’une cinquantaine d’INSA (étudiants, personnels administratifs et techniques et enseignants-chercheurs) qui ont participé à des séances de shooting avec un photographe professionnel, Baptiste Hamousin.
INSA Toulouse
135 avenue de Rangueil
31077 Toulouse cedex 4
Tél : 05 61 55 95 13
Fax : 05 61 55 95 00
J'ai toujours été passionné par les avions.
Après une rentrée en classe préparatoire, il réalise rapidement que ce modèle ne lui correspond pas pleinement. Il trouve alors à l'INSA un équilibre entre exigence académique et ouverture à d'autres centres d'intérêt.
J'aimais aussi lire, sortir, avoir une vie en dehors des études.
Le choix du génie électrique s'impose ensuite naturellement. Pour celui qui rêve d'aéronautique, cette spécialité représente alors « le centre nerveux des avions ».
De la technologie au collectif
Diplômé, après des stages à Motorola, Jean-Marie Garigue rejoint Alcatel, où il travaille sur des systèmes de traitement du signal et de l'image pour satellites. Guidé par son goût pour les technologies, il poursuit ensuite son parcours chez Alcatel puis Thales, dans des domaines aussi variés que les radars, la cybersécurité, la navigation, l'observation optique ou les télécommunications spatiales.
Au fil des années, se renforce cette idée que la performance technique seule ne suffit pas.
La performance technique a besoin de la performance collective pour conserver une longueur d'avance.
Cette conviction l'amène vers le management de projets puis vers des fonctions de direction. Dans une famille d'enseignants où l'accomplissement collectif comptait davantage que les titres, il voit dans ces responsabilités une occasion d'agir sur la transformation des organisations, leur compétitivité et leur avenir.
Ces responsabilités nourrissent également chez lui un véritable sens entrepreneurial. Au fil de sa carrière, il a vu des entreprises prospérer, se transformer ou parfois disparaître faute d'avoir su anticiper les évolutions de leur marché. Pour lui, l'ingénieur a donc aussi un rôle à jouer dans la capacité des organisations à innover, à se réinventer et à préparer l'avenir.
Après plus de vingt ans chez Thales Alésia Space, il choisit de découvrir un nouvel univers en rejoignant la division avionique de Thales, en tant que responsable de l’ingénierie des équipements, avant d'intégrer Airbus en 2020. Une étape importante pour celui qui se dit particulièrement attaché à la dimension européenne du groupe et à son ancrage territorial.
Diversité, ouverture et sens pratique
Malgré un parcours qui l'a conduit vers de hautes responsabilités industrielles, Jean-Marie Garigue reste profondément attaché au modèle de formation de l'INSA. Il en retient d'abord la diversité. « J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir l'international, à côtoyer des étudiants tunisiens, norvégiens et bien d'autres. Cela ouvre les horizons. »
Cette expérience lui paraît aujourd'hui essentielle dans des entreprises mondiales comme Airbus, où la diversité des parcours nourrit la qualité des décisions.
Il souligne également la force du modèle des sciences appliquées. Les travaux pratiques, les projets et le contact avec le terrain développent un sens concret de la résolution de problèmes qu'il continue de valoriser chez les jeunes ingénieurs.
Mais, à ses yeux, l'INSA forme surtout des ingénieurs capables d'aller au-delà de la technique.
Comprendre le monde pour agir
Jean-Marie Garigue insiste sur l'importance des humanités dans la formation. Elles développent la capacité à analyser, argumenter et dialoguer avec des acteurs très différents. « Les ingénieurs doivent être capables de s'intégrer dans leur environnement et de comprendre le monde dans lequel ils agissent. »
Lecteur d'histoire des sciences et de conquête spatiale, il considère qu'aucune innovation ne peut être pensée indépendamment de son contexte économique, social, environnemental ou géopolitique. Cette compréhension des écosystèmes est devenue selon lui une compétence essentielle. Les entreprises, les technologies et les territoires n'évoluent jamais isolément ; leur performance dépend de leur capacité à interagir avec leur environnement et à aller chercher de l'intelligence à l'extérieur.
Très attaché à sa région d'origine, le Lot, il y voit également une manière de rester connecté aux réalités humaines qui doivent entourer l'innovation.
À cela s'ajoutent d'autres marqueurs du modèle INSA auxquels il reste très attaché : les activités associatives et la pratique sportive obligatoire. « Le sport, la culture, les passions personnelles participent aussi à la formation de l'ingénieur et du développement de sa curiosité. Les entreprises ont besoin de profils ouverts sur le monde, pas seulement de spécialistes enfermés dans leur domaine. »
Former les ingénieurs de demain
Face aux défis contemporains, Jean-Marie Garigue estime que le rôle de l'ingénieur est particulièrement stratégique. Transition climatique, intelligence artificielle, souveraineté technologique ou tensions géopolitiques imposent une approche toujours plus globale des problèmes.
Les compétences scientifiques demeurent fondamentales, mais elles doivent désormais s'accompagner d'autres qualités : apprendre en permanence, exercer son esprit critique, comprendre des écosystèmes complexes et fédérer des équipes.
« Le rôle de l'ingénieur se déplace progressivement de la technique pure vers la capacité à agréger des savoirs, interagir avec différents acteurs et construire une vision. »
Des premiers satellites aux systèmes spatiaux d'Airbus, son parcours illustre une conviction forgée au fil des années : les ingénieurs de demain devront maîtriser les technologies autant que les écosystèmes dans lesquels ils évoluent.
Dans un souci d'alléger le texte et sans aucune discrimination de genre, l'emploi du genre masculin est utilisé à titre épicène.









