L’Actu – Juillet 2025
Durant cette année universitaire, l’INSA Toulouse a réaffirmé son ancrage dans les grands enjeux sociétaux : en signant avec un mécène qui va former ses étudiants à accompagner la transformation des organisations mais aussi l’aider dans sa propre transition écologique ; en axant davantage son activité de transfert technologique sur ces enjeux portés aussi par ses chercheurs, via ses 2 CRITT ; en choisissant d’éclairer les citoyens sur des avancées scientifiques qui portent aussi ces enjeux mais font l’objet de controverses, à travers sa première Université du temps libre.
UNIVERSITÉ POUR TOUTES ET TOUS :
COMPRENDRE LE MONDE AVEC LES SCIENTIFIQUES
Alors que la société interroge, parfois de manière abrupte, des avancées scientifiques importantes dans notre quotidien ou porteuses de grands enjeux, à l’instar des nanotechnologies, de l’IA ou encore du quantique, l’INSA Toulouse a choisi d’apporter aux citoyens un éclairage scientifique rigoureux et nuancé sur ces avancées et les grands enjeux qu’elles portent. Dès la rentrée prochaine s’ouvrent ainsi des cycles de conférences dans le cadre d’une Université du temps libre initiée par l’Université de Toulouse, établissement qui partagera de son côté ses connaissances autour du « vivant ».
LES CRITT POUR SERVIR AUTANT LE TISSU ÉCONOMIQUE QUE LA RECHERCHE PUBLIQUE
Avec ses deux centres régionaux d’innovation et de transfert de technologie (CRITT), qui comptent parmi les 3 seuls sous statut public de la région, l’INSA Toulouse valorise les avancées des laboratoires dans les domaines des biotechnologies industrielles et techniques séparatives et du génie des procédés en amenant celles-ci jusqu’à l’industrialisation.
UN NOUVEAU MÉCÉNAT AU SERVICE DE LA TRANSFORMATION DE L’ÉTABLISSEMENT
Le 6 mai dernier, la Fondation INSA Toulouse contractualisait avec un nouveau mécène, Willing, un cabinet de conseil spécialisé dans la transformation des organisations. En plus de soutenir le modèle social de l’établissement ainsi que la formation et la recherche, ce mécène va participer à l’accompagnement de la transition écologique et sociétale amorcée par l’établissement.
PARTICIPER AUX GRANDS SALONS INTERNATIONAUX POUR GARANTIR DES MOBILITÉS DE QUALITÉ
En choisissant d’être représentée systématiquement aux principaux salons annuels internationaux dédiés aux établissements d’enseignement supérieur, APAIE, NAFSA et EAIE, la direction des relations internationales de l’INSA Toulouse sert une stratégie forte : offrir une mobilité extrêmement diversifiée et qualitative à ses étudiants.
LA RECHERCHE EN IA
POUR ACCOMPAGNER LA LUTTE
CONTRE LE CANCER
Enseignant-chercheur à l’INSA Toulouse, Philippe Leleux est spécialisé sur la performance et la sûreté des approches basées sur l’IA. Ses travaux portent sur la mise au point d’outils numériques avancés pour aider les médecins dans leurs diagnostics, pronostics et choix de traitement en oncologie : il doit de son côté garantir la confiance en des modèles d’IA qui seront utilisés dans ce système.
imane elmouadan
Le souhait d’Imane Elmouadan ? « Faire de la magie avec la science » : après avoir choisi l’INSA pour sa spécialisation en ingénierie système qui doit la mener à son objectif, la conception mécanique au service du divertissement, elle a multiplié les expériences dans le milieu du spectacle. Jusqu’à monter les marches du Festival de Cannes…
Rédaction : Camille Pons
Comité de rédaction, réalisation : service communication
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INSA TOULOUSE
135 avenue de Rangueil
31077 Toulouse cedex 4
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J'ai toujours été passionné par les avions.
Après une rentrée en classe préparatoire, il réalise rapidement que ce modèle ne lui correspond pas pleinement. Il trouve alors à l'INSA un équilibre entre exigence académique et ouverture à d'autres centres d'intérêt.
J'aimais aussi lire, sortir, avoir une vie en dehors des études.
Le choix du génie électrique s'impose ensuite naturellement. Pour celui qui rêve d'aéronautique, cette spécialité représente alors « le centre nerveux des avions ».
De la technologie au collectif
Diplômé, après des stages à Motorola, Jean-Marie Garigue rejoint Alcatel, où il travaille sur des systèmes de traitement du signal et de l'image pour satellites. Guidé par son goût pour les technologies, il poursuit ensuite son parcours chez Alcatel puis Thales, dans des domaines aussi variés que les radars, la cybersécurité, la navigation, l'observation optique ou les télécommunications spatiales.
Au fil des années, se renforce cette idée que la performance technique seule ne suffit pas.
La performance technique a besoin de la performance collective pour conserver une longueur d'avance.
Cette conviction l'amène vers le management de projets puis vers des fonctions de direction. Dans une famille d'enseignants où l'accomplissement collectif comptait davantage que les titres, il voit dans ces responsabilités une occasion d'agir sur la transformation des organisations, leur compétitivité et leur avenir.
Ces responsabilités nourrissent également chez lui un véritable sens entrepreneurial. Au fil de sa carrière, il a vu des entreprises prospérer, se transformer ou parfois disparaître faute d'avoir su anticiper les évolutions de leur marché. Pour lui, l'ingénieur a donc aussi un rôle à jouer dans la capacité des organisations à innover, à se réinventer et à préparer l'avenir.
Après plus de vingt ans chez Thales Alésia Space, il choisit de découvrir un nouvel univers en rejoignant la division avionique de Thales, en tant que responsable de l’ingénierie des équipements, avant d'intégrer Airbus en 2020. Une étape importante pour celui qui se dit particulièrement attaché à la dimension européenne du groupe et à son ancrage territorial.
Diversité, ouverture et sens pratique
Malgré un parcours qui l'a conduit vers de hautes responsabilités industrielles, Jean-Marie Garigue reste profondément attaché au modèle de formation de l'INSA. Il en retient d'abord la diversité. « J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir l'international, à côtoyer des étudiants tunisiens, norvégiens et bien d'autres. Cela ouvre les horizons. »
Cette expérience lui paraît aujourd'hui essentielle dans des entreprises mondiales comme Airbus, où la diversité des parcours nourrit la qualité des décisions.
Il souligne également la force du modèle des sciences appliquées. Les travaux pratiques, les projets et le contact avec le terrain développent un sens concret de la résolution de problèmes qu'il continue de valoriser chez les jeunes ingénieurs.
Mais, à ses yeux, l'INSA forme surtout des ingénieurs capables d'aller au-delà de la technique.
Comprendre le monde pour agir
Jean-Marie Garigue insiste sur l'importance des humanités dans la formation. Elles développent la capacité à analyser, argumenter et dialoguer avec des acteurs très différents. « Les ingénieurs doivent être capables de s'intégrer dans leur environnement et de comprendre le monde dans lequel ils agissent. »
Lecteur d'histoire des sciences et de conquête spatiale, il considère qu'aucune innovation ne peut être pensée indépendamment de son contexte économique, social, environnemental ou géopolitique. Cette compréhension des écosystèmes est devenue selon lui une compétence essentielle. Les entreprises, les technologies et les territoires n'évoluent jamais isolément ; leur performance dépend de leur capacité à interagir avec leur environnement et à aller chercher de l'intelligence à l'extérieur.
Très attaché à sa région d'origine, le Lot, il y voit également une manière de rester connecté aux réalités humaines qui doivent entourer l'innovation.
À cela s'ajoutent d'autres marqueurs du modèle INSA auxquels il reste très attaché : les activités associatives et la pratique sportive obligatoire. « Le sport, la culture, les passions personnelles participent aussi à la formation de l'ingénieur et du développement de sa curiosité. Les entreprises ont besoin de profils ouverts sur le monde, pas seulement de spécialistes enfermés dans leur domaine. »
Former les ingénieurs de demain
Face aux défis contemporains, Jean-Marie Garigue estime que le rôle de l'ingénieur est particulièrement stratégique. Transition climatique, intelligence artificielle, souveraineté technologique ou tensions géopolitiques imposent une approche toujours plus globale des problèmes.
Les compétences scientifiques demeurent fondamentales, mais elles doivent désormais s'accompagner d'autres qualités : apprendre en permanence, exercer son esprit critique, comprendre des écosystèmes complexes et fédérer des équipes.
« Le rôle de l'ingénieur se déplace progressivement de la technique pure vers la capacité à agréger des savoirs, interagir avec différents acteurs et construire une vision. »
Des premiers satellites aux systèmes spatiaux d'Airbus, son parcours illustre une conviction forgée au fil des années : les ingénieurs de demain devront maîtriser les technologies autant que les écosystèmes dans lesquels ils évoluent.
Dans un souci d'alléger le texte et sans aucune discrimination de genre, l'emploi du genre masculin est utilisé à titre épicène.










