L’Actu – Avril 2026

Depuis janvier, le dynamisme de l’INSA Toulouse n’a pas faibli. Les activités ont été foisonnantes, les projets ambitieux, les rencontres enthousiasmantes… Car l’établissement veut encore aller plus loin : pour Horizon INSA, qui prolonge Égalité des chances Ô Talents pour les élèves issus de milieux modestes et ruraux, pour ECIU University et l’internationalisation croissante du cursus, pour créer les conditions du bien-être de ses étudiants ou encore améliorer les conditions d’études en collectant davantage de taxes d’apprentissage.

Horizon INSA


20
ANS D’EXPERTISE ET ENCORE PLUS D’AMBITION POUR « HORIZON INSA »

En 2026, l’INSA Toulouse fête les 20 ans de son programme Égalité des chances Ô Talents, labellisé Cordée de la réussite. L’expérience sert un projet ambitieux mené à l’échelle du Groupe, Horizon INSA. Ce dispositif vise à accompagner des élèves du secondaire issus de milieux modestes et/ou ruraux vers l’enseignement supérieur, et davantage encore vers des filières scientifiques sélectives, dont l’INSA. Bilan des actions passées et projections vers l’avenir illustrent l’innovation produite.

Semaine bien-être

PRENDRE LE TEMPS
DE PRENDRE SOIN DE SOI

L’attractivité de la semaine bien-être, dont la 2e édition annuelle s’est tenue du 16 au 20 mars, confirme la pertinence de cet événement imaginé il y a 3 ans. Via des activités qui invitent à se recentrer sur soi et à acquérir des compétences psychosociales, l’INSA Toulouse remplit un des grands objectifs qu’il s’est fixé : accompagner ses étudiants jusqu’à la réussite, scolaire et personnelle.

Taxe d'apprentissage 2026

ENTREPRISES, DONNEZ DU SENS
À VOTRE TAXE D’APPRENTISSAGE

Si on vous disait que verser votre taxe d’apprentissage à l’INSA Toulouse donnera du sens à votre impôt ? Environnement performant et équipements de pointe, innovation, apprentissage et mises en situation, prise en compte dans l’enseignement des enjeux d’inclusion et de développement durable… : voici 5 bonnes raisons de verser votre taxe d’apprentissage à l’INSA Toulouse.

Conférence Stéphane Mallat

UNE RENCONTRE D’EXCEPTION AVEC STÉPHANE MALLAT

Stéphane Mallat, médaille d’or du CNRS en 2025 pour ses travaux sur l’intelligence artificielle, s’est rendu le 27 mars à l’INSA Toulouse pour parler IA, maths… et philo ! L’intervention s’inscrit dans une ambition : former des ingénieurs humanistes qui auront des compétences techniques mais sauront aussi se poser des questions sur ce qu’ils apprennent.

ECIU University

ECIU UNIVERSITY : RECONDUIRE L’ALLIANCE POUR ALLER PLUS LOIN

Depuis 2022, l’INSA Toulouse peut, grâce à des fonds Eramus+ obtenus par ECIU, déployer davantage de pédagogies actives, interdisciplinaires et interculturelles. L’appel à projets s’achève en 2026, mais face à l’enrichissement de l’offre de formation et l’engouement pour celle-ci, qui favorise la mobilité sortante ou entrante des étudiants et personnels, le Groupe INSA a décidé de demander la poursuite de l’Alliance…

Lætitia Guillard

 

LÆTITIA GUILLARD,
AU-DelÀ des livres

De magasinier à directrice de la bibliothèque de l’INSA Toulouse, Lætitia Guillard a parcouru un chemin remarquable. Un parcours enrichissant pour elle, mais aussi pour la bibliothèque qu’elle a intégrée en 2001, ainsi que pour l’établissement, auquel elle a contribué à travers des projets structurants et stratégiques.

Directrice de publication : Alexandra Bertron
Rédaction : Camille Pons
Comité de rédaction, réalisation : service communication

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J'ai toujours été passionné par les avions. 

Après une rentrée en classe préparatoire, il réalise rapidement que ce modèle ne lui correspond pas pleinement. Il trouve alors à l'INSA un équilibre entre exigence académique et ouverture à d'autres centres d'intérêt.

J'aimais aussi lire, sortir, avoir une vie en dehors des études. 

Le choix du génie électrique s'impose ensuite naturellement. Pour celui qui rêve d'aéronautique, cette spécialité représente alors « le centre nerveux des avions ».

 

De la technologie au collectif

Diplômé, après des stages à Motorola, Jean-Marie Garigue rejoint Alcatel, où il travaille sur des systèmes de traitement du signal et de l'image pour satellites. Guidé par son goût pour les technologies, il poursuit ensuite son parcours chez Alcatel puis Thales, dans des domaines aussi variés que les radars, la cybersécurité, la navigation, l'observation optique ou les télécommunications spatiales.

Au fil des années, se renforce cette idée que la performance technique seule ne suffit pas.

La performance technique a besoin de la performance collective pour conserver une longueur d'avance. 

Cette conviction l'amène vers le management de projets puis vers des fonctions de direction. Dans une famille d'enseignants où l'accomplissement collectif comptait davantage que les titres, il voit dans ces responsabilités une occasion d'agir sur la transformation des organisations, leur compétitivité et leur avenir.

Ces responsabilités nourrissent également chez lui un véritable sens entrepreneurial. Au fil de sa carrière, il a vu des entreprises prospérer, se transformer ou parfois disparaître faute d'avoir su anticiper les évolutions de leur marché. Pour lui, l'ingénieur a donc aussi un rôle à jouer dans la capacité des organisations à innover, à se réinventer et à préparer l'avenir.

Après plus de vingt ans chez Thales Alésia Space, il choisit de découvrir un nouvel univers en rejoignant la division avionique de Thales, en tant que responsable de l’ingénierie des équipements, avant d'intégrer Airbus en 2020. Une étape importante pour celui qui se dit particulièrement attaché à la dimension européenne du groupe et à son ancrage territorial.

Diversité, ouverture et sens pratique

Malgré un parcours qui l'a conduit vers de hautes responsabilités industrielles, Jean-Marie Garigue reste profondément attaché au modèle de formation de l'INSA. Il en retient d'abord la diversité. « J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir l'international, à côtoyer des étudiants tunisiens, norvégiens et bien d'autres. Cela ouvre les horizons. »

Cette expérience lui paraît aujourd'hui essentielle dans des entreprises mondiales comme Airbus, où la diversité des parcours nourrit la qualité des décisions.
Il souligne également la force du modèle des sciences appliquées. Les travaux pratiques, les projets et le contact avec le terrain développent un sens concret de la résolution de problèmes qu'il continue de valoriser chez les jeunes ingénieurs.
Mais, à ses yeux, l'INSA forme surtout des ingénieurs capables d'aller au-delà de la technique.

Comprendre le monde pour agir

Jean-Marie Garigue insiste sur l'importance des humanités dans la formation. Elles développent la capacité à analyser, argumenter et dialoguer avec des acteurs très différents. « Les ingénieurs doivent être capables de s'intégrer dans leur environnement et de comprendre le monde dans lequel ils agissent. »

Lecteur d'histoire des sciences et de conquête spatiale, il considère qu'aucune innovation ne peut être pensée indépendamment de son contexte économique, social, environnemental ou géopolitique. Cette compréhension des écosystèmes est devenue selon lui une compétence essentielle. Les entreprises, les technologies et les territoires n'évoluent jamais isolément ; leur performance dépend de leur capacité à interagir avec leur environnement et à aller chercher de l'intelligence à l'extérieur.

Très attaché à sa région d'origine, le Lot, il y voit également une manière de rester connecté aux réalités humaines qui doivent entourer l'innovation.

À cela s'ajoutent d'autres marqueurs du modèle INSA auxquels il reste très attaché : les activités associatives et la pratique sportive obligatoire. « Le sport, la culture, les passions personnelles participent aussi à la formation de l'ingénieur et du développement de sa curiosité. Les entreprises ont besoin de profils ouverts sur le monde, pas seulement de spécialistes enfermés dans leur domaine. »

Former les ingénieurs de demain

Face aux défis contemporains, Jean-Marie Garigue estime que le rôle de l'ingénieur est particulièrement stratégique. Transition climatique, intelligence artificielle, souveraineté technologique ou tensions géopolitiques imposent une approche toujours plus globale des problèmes.

Les compétences scientifiques demeurent fondamentales, mais elles doivent désormais s'accompagner d'autres qualités : apprendre en permanence, exercer son esprit critique, comprendre des écosystèmes complexes et fédérer des équipes.
« Le rôle de l'ingénieur se déplace progressivement de la technique pure vers la capacité à agréger des savoirs, interagir avec différents acteurs et construire une vision. »

Des premiers satellites aux systèmes spatiaux d'Airbus, son parcours illustre une conviction forgée au fil des années : les ingénieurs de demain devront maîtriser les technologies autant que les écosystèmes dans lesquels ils évoluent.

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