Portraits de chercheurs
Germain GARCIA

Germain GARCIA

De l’étudiant passionné au professeur émérite, Germain Garcia retrace quarante ans de vie à l’INSA Toulouse, guidé par la conviction et le service public.

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Claude MARANGES

Claude MARANGES

Claude Maranges, professeur à l’INSA Toulouse, consacre sa carrière à l’enseignement, la pédagogie et au pilotage de projets innovants.

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Nicolas DIETRICH

Nicolas DIETRICH

Nicolas Dietrich, enseignant-chercheur à l’INSA Toulouse, explore pédagogie active, international et sciences participatives au service de la société.

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Carole MOLINA JOUVE

Carole MOLINA JOUVE

Spécialiste en bioprocédés, Carole Molina Jouve a construit son parcours en menant des travaux de recherche sur le développement de nouvelles voies de conversion de ressources renouvelables et de déchets pour produire des molécules biosourcées.

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Zoé POMARAT

Zoé POMARAT

Zoé Pomarat, le génie mécanique au service du sport. Après 5 années de parcours à l’INSA Toulouse, Zoé Pomarat a réussi à atteindre son but : accorder sa passion du sport avec son activité professionnelle.

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Dorian FOURTANET

Dorian FOURTANET

Dorian Fourtanet a aimé l’INSA Toulouse, où il a pu concilier études, pratique du violon et participation aux Enfoiros. Aujourd’hui, sa 2e vie professionnelle le ramène à l’INSA, tandis que la musique reste essentielle dans sa vie.

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Violaine ROUSSIER-MICHON

Violaine ROUSSIER-MICHON

Violaine ROUSSIER-MICHON s’investit dans l’accompagnement des élèves, la lutte contre les stéréotypes, les violences sexistes et sexuelles et les discriminations. Depuis septembre 2023, elle dirige le Centre Gaston Berger.

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Ariane ABOU-CHAKRA

Ariane ABOU-CHAKRA

Elle vient d’être nommée à la coordination locale d’ECIU (European Consortium of Innovative Universities). Investie depuis son arrivée à l’INSA Toulouse dans la politique d’ouverture à l’international de l’établissement, Ariane Abou-Chakra s’intéresse aussi aux défis sociétaux, qui sont un des marqueurs de cette alliance européenne.

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Corinne CABASSUD

Corinne CABASSUD

L’eau est son élément… Cette chercheuse en Génie des procédés mène des travaux autour de systèmes innovants de production d’eau potable.

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Métasol

Métasol

Une équipe de chercheurs de l’INSA Toulouse s’est lancée un défi de taille : mettre au point un procédé de production de l’acier qui serait décarboné en s’appuyant sur de l’urée animale et sur le soleil.

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Philippe BESSE

Philippe BESSE

Il vient de co-signer une tribune pour alerter sur les fantasmes qui entourent l’IA. La statistique et l’informatique ont guidé le parcours de Philippe Besse.

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Vincent NICOMETTE

Vincent NICOMETTE

Vincent Nicomette est enseignant-chercheur, spécialisé en sécurité informatique, un champ porteur de forts enjeux.

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Lise-Marie LACROIX

Lise-Marie LACROIX

Elle fait partie des nominés IUF juniors, une récompense pour cette enseignante-chercheuse physicienne de l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, diplômée de l’INSA Toulouse et membre d’un laboratoire de l’Institut, le LPCNO.

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Nathalie DOMÈDE

On attend naturellement les chercheurs en Génie civil pour faire progresser les connaissances, les méthodes et outils pour la conception ou la préservation d’ouvrages modernes, ponts, tunnels, barrages, centrales nucléaires, aéroports …

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Thierry MONTEIL

Thierry MONTEIL

Toulouse Métropole accueille au MEETT, ce 30 mai jusqu’au 1er juin 2022, le Congrès Intelligent Transport Systems (ITS) Europe 2022, grand rendez-vous européen de la présidence française du Conseil de l’Union Européenne durant …

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J'ai toujours été passionné par les avions. 

Après une rentrée en classe préparatoire, il réalise rapidement que ce modèle ne lui correspond pas pleinement. Il trouve alors à l'INSA un équilibre entre exigence académique et ouverture à d'autres centres d'intérêt.

J'aimais aussi lire, sortir, avoir une vie en dehors des études. 

Le choix du génie électrique s'impose ensuite naturellement. Pour celui qui rêve d'aéronautique, cette spécialité représente alors « le centre nerveux des avions ».

 

De la technologie au collectif

Diplômé, après des stages à Motorola, Jean-Marie Garigue rejoint Alcatel, où il travaille sur des systèmes de traitement du signal et de l'image pour satellites. Guidé par son goût pour les technologies, il poursuit ensuite son parcours chez Alcatel puis Thales, dans des domaines aussi variés que les radars, la cybersécurité, la navigation, l'observation optique ou les télécommunications spatiales.

Au fil des années, se renforce cette idée que la performance technique seule ne suffit pas.

La performance technique a besoin de la performance collective pour conserver une longueur d'avance. 

Cette conviction l'amène vers le management de projets puis vers des fonctions de direction. Dans une famille d'enseignants où l'accomplissement collectif comptait davantage que les titres, il voit dans ces responsabilités une occasion d'agir sur la transformation des organisations, leur compétitivité et leur avenir.

Ces responsabilités nourrissent également chez lui un véritable sens entrepreneurial. Au fil de sa carrière, il a vu des entreprises prospérer, se transformer ou parfois disparaître faute d'avoir su anticiper les évolutions de leur marché. Pour lui, l'ingénieur a donc aussi un rôle à jouer dans la capacité des organisations à innover, à se réinventer et à préparer l'avenir.

Après plus de vingt ans chez Thales Alésia Space, il choisit de découvrir un nouvel univers en rejoignant la division avionique de Thales, en tant que responsable de l’ingénierie des équipements, avant d'intégrer Airbus en 2020. Une étape importante pour celui qui se dit particulièrement attaché à la dimension européenne du groupe et à son ancrage territorial.

Diversité, ouverture et sens pratique

Malgré un parcours qui l'a conduit vers de hautes responsabilités industrielles, Jean-Marie Garigue reste profondément attaché au modèle de formation de l'INSA. Il en retient d'abord la diversité. « J'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir l'international, à côtoyer des étudiants tunisiens, norvégiens et bien d'autres. Cela ouvre les horizons. »

Cette expérience lui paraît aujourd'hui essentielle dans des entreprises mondiales comme Airbus, où la diversité des parcours nourrit la qualité des décisions.
Il souligne également la force du modèle des sciences appliquées. Les travaux pratiques, les projets et le contact avec le terrain développent un sens concret de la résolution de problèmes qu'il continue de valoriser chez les jeunes ingénieurs.
Mais, à ses yeux, l'INSA forme surtout des ingénieurs capables d'aller au-delà de la technique.

Comprendre le monde pour agir

Jean-Marie Garigue insiste sur l'importance des humanités dans la formation. Elles développent la capacité à analyser, argumenter et dialoguer avec des acteurs très différents. « Les ingénieurs doivent être capables de s'intégrer dans leur environnement et de comprendre le monde dans lequel ils agissent. »

Lecteur d'histoire des sciences et de conquête spatiale, il considère qu'aucune innovation ne peut être pensée indépendamment de son contexte économique, social, environnemental ou géopolitique. Cette compréhension des écosystèmes est devenue selon lui une compétence essentielle. Les entreprises, les technologies et les territoires n'évoluent jamais isolément ; leur performance dépend de leur capacité à interagir avec leur environnement et à aller chercher de l'intelligence à l'extérieur.

Très attaché à sa région d'origine, le Lot, il y voit également une manière de rester connecté aux réalités humaines qui doivent entourer l'innovation.

À cela s'ajoutent d'autres marqueurs du modèle INSA auxquels il reste très attaché : les activités associatives et la pratique sportive obligatoire. « Le sport, la culture, les passions personnelles participent aussi à la formation de l'ingénieur et du développement de sa curiosité. Les entreprises ont besoin de profils ouverts sur le monde, pas seulement de spécialistes enfermés dans leur domaine. »

Former les ingénieurs de demain

Face aux défis contemporains, Jean-Marie Garigue estime que le rôle de l'ingénieur est particulièrement stratégique. Transition climatique, intelligence artificielle, souveraineté technologique ou tensions géopolitiques imposent une approche toujours plus globale des problèmes.

Les compétences scientifiques demeurent fondamentales, mais elles doivent désormais s'accompagner d'autres qualités : apprendre en permanence, exercer son esprit critique, comprendre des écosystèmes complexes et fédérer des équipes.
« Le rôle de l'ingénieur se déplace progressivement de la technique pure vers la capacité à agréger des savoirs, interagir avec différents acteurs et construire une vision. »

Des premiers satellites aux systèmes spatiaux d'Airbus, son parcours illustre une conviction forgée au fil des années : les ingénieurs de demain devront maîtriser les technologies autant que les écosystèmes dans lesquels ils évoluent.

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